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Maciré Sylla Une voix venue de la Guinée

Cheickna D Salif | | Musique

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Maciré Sylla peut être considérée aujourd’hui comme une artiste dans le sens plein du terme. Mieux, elle fait partie de ces artistes qui font la fierté de l’Afrique, à travers la promotion des instruments, chants et danses. Et surtout par l’expression de sa puissante  présence scénique qui ne laisse personne indifférente sur ses talents.

D’ailleurs d’éminents connaisseurs de la musique africaine ne manquent pas d’éloge pour la fille venu de Conakry. « La musique de Maciré s’inscrit dans le sillon d’une Afrique urbaine mais encore et toujours connectée à ses fondamentaux », indiquent-ils. Avant de qualifier la musique de Maciré de « sinueuse et chaloupée marquée par tous ceux et celles qu’elle a croisées aussi bien sur les pistes d’Afrique que sur les autoroutes européennes.»
Maciré Sylla a commencé à l’âge de 10 ans son apprentissage au ballet Soleil à Conakry. C’est dans cette école qu’elle acquiert « une puissance expression scénique ». Dans ce ballet, elle a appris à chanter, à danser et jouer des rôles dans des pièces musicales théâtralisées. Il faut noter également qu’à son enfance auprès de ses grands-parents, ces derniers lui ont ouvert leur répertoire de chants et de mélodies traditionnelles ancestrales.

C’est en 1986 que la carrière de Maciré Sylla va connaître un coup d’accélérateur lorsqu’elle se fait remarquer par Bruno Camara, fondateur d’Africa Djolé. Un ensemble de percussion de sous région ouest africaine qui tourne en Europe. De ce groupe, elle intègre le groupe Fatala basé en Hollande pour des tournées mondiales. C’est donc à cette occasion qu’elle rencontre Cédric Asséo, compositeur Suisse qui va épouser peu à près. Le couple va donc initier Djembé-Faré ou encore « la danse du tambour ». De cette collaboration va naître en 1997 le premier opus de Maciré intitulé « Mariama », vendu à plus de 200 000 exemplaires en seulement trois mois.

Auréolé du titre de meilleure chanteuse de Guinée, elle croit avoir atteint sa vitesse de croisière et met à la disposition des mélomanes coup sur coup « Maya Irafama » et « Sarefi » respectivement en 2000 et 2004. Avec « Massa », les connaisseurs affirment que Maciré propose là un cocktail explosif. Ce album est marqué par tous ceux qu’elle a rencontré sur les « pistes d’Afrique et les autoroutes européennes ». Riche de ses rencontres, Maciré Sylla transcende la sacro-sainte loi des catégories. Morceau choisi d’un professionnel qui la suit : « Les balafon, djembé et autres dundumbas y percutent les saxophone, guitare et piano, en un furieux mélange festif qui appelle le corps à se bouger et l’âme à s’échapper. Infatigable de la scène, où s’opère une véritable métamorphose de sa personne, Maciré continue de partager son amour, ses émotions intenses avec un public nombreux et cosmopolite. Elle et Cédric Asséo ont prolongé cette joie avec la création du premier festival international de danse et percussion d’Afrique « Tambour Battant » à Genève en novembre 2006. »

Son nouvel album, nous apprend-on est en préparation. Elle le veut acoustique et ouvert aux styles et technologies actuelles.