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La grande rivalité entre les rappeurs Booba et Kaaris les conduit en prison

Innocent KONAN | | Musique

Les rappeurs ennemis Booba et Kaaris ont été condamnés ce mardi 9 octobre  au tribunal correctionnel de Créteil à 18 mois de prison avec sursis pour leur retentissante bagarre à l’aéroport d’Orly début août, plusieurs années de rancœurs accumulées entre les deux frères ennemis du rap.

Ces peines, supérieures aux réquisitions, sont assorties d’une amende de 50 000 euros pour chacun des deux artistes, qui ont été condamnés par le tribunal de Créteil pour violences avec circonstances aggravantes, destructions et dégradations. Les juges ont accordé la relaxe à un prévenu et infligé des peines allant jusqu’à 12 mois de prison avec sursis pour les huit autres personnes qui accompagnaient Booba et Kaaris le jour de la rixe.

Booba, 41 ans, et Kaaris, 38 ans, ont toujours réfuté être à l’origine de cet affrontement qui avait éclaté le 1er août dans un hall d’Orly et avait fait le tour des réseaux sociaux. « Ce jugement consacre des violences croisées », c’est « une décision en grande partie mesurée », a réagi l’avocat de Booba, Yann Le Bras.

L’avocat de Kaaris, David-Olivier Kaminski, y a lui vu un « jugement d’apaisement ». Tous deux vont appeler leurs clients et se « laisser le temps de la réflexion » avant de se prononcer sur un possible appel, ont-ils indiqué. Une audience est prévue le 17 janvier 2019 pour déterminer les dommages et intérêts, la bagarre ayant occasionné des dégâts évalués à 50 000 euros.

Le 6 septembre, le procureur avait requis un an avec sursis contre ces deux « pères de famille » et « chefs d’entreprise », « tous deux responsables » d’avoir perdu « toute lucidité » et entraîné leurs gardes rapprochées dans la bagarre à onze, en plein hall d’embarquement.

Interpellés à l’aéroport, les rappeurs et leurs proches avaient été placés en détention provisoire, avant d’être libérés trois semaines plus tard avec une interdiction de quitter le territoire que le tribunal avait levé dans l’attente du jugement.

Dans l’attente du verdict, Kaaris avait redoré son image en distribuant de l’argent à des migrants africains sans abris à Paris.

Innocent KONAN