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« Fête de la musique », une marque de reconnaissance à la musique

Arsene DOUBLE | | Musique

La 38e « Fête de la musique » a été célébrée, vendredi 21 juin, en France et un peu partout dans le monde. En raison de ses vertus, elle mérite bien une telle célébration.

En France, comme ailleurs, musiciens amateurs et professionnels se sont produits dans les rues et espaces publics. De nombreux établissements publics ont donné lieu à plusieurs concerts gratuits, avec des musiques de toutes sortes. Citons entre autres la musique classique, gospel, jazz, rock, world music, musique traditionnelle, pop, rap et même le coupé-décalé et le zouglou de Côte d’Ivoire.

« La musique adoucit les mœurs ! », disait le viel adage tiré de “La Politique” de Socrate, maître de Platon. Ainsi, de l’Antiquité à nos jours, la musique est connue pour ses effets sacrements bénéfiques, que nous nous permettons d’ailleurs de relever .

« La musique, c’est bon pour la santé », selon les chercheurs. La musique sert à soigner. Dès le IIe siècle, les médecins grecs utilisaient la musique pour soigner leurs patients, persuadés qu’elle avait le pouvoir de refroidir les humeurs internes. Aujourd’hui, elle continue de faire ses preuves : écouter de la musique soulage très efficacement les personnes souffrant de douleur, qu’elle soit ponctuelle ou chronique. Elle réduit ainsi les troubles de comportement, combat la dépression, l’anxiété, le stress et les troubles du sommeil.

La pratique de la musique présente, par ailleurs, des effets spectaculaires sur le développement du cerveau, en particulier chez les enfants. Un enfant qui fait de la musique voit donc son développement et ses capacités d’apprentissage améliorés. Apprendre à jouer d’un instrument révèle des effets que l’on peut désormais mesurer précisément. Cette pratique stimule en premier lieu la communication entre les deux hémisphères du cerveau, développant les connexions des régions motrices et sensorielles. D’autres régions se trouvent renforcées : la région auditive, motrice, et même celle de la mémoire.

La musique permet, enfin, de booster ses performances. Les amateurs de running l’ont certainement remarqué : une bonne musique donne l’impression de pouvoir aller plus vite, plus haut, plus loin. Eh bien, ce n’est pas qu’une fausse sensation ! Le croirez-vous ? L’écoute de la musique est interdite pendant la plupart des compétitions sportives, car elle est considérée comme un produit dopant ! Rappelons que les notes de musiques sont avant tout des sons. Elles se transmettent donc par des vibrations : elles sont perçues par le cerveau, mais elles nous “touchent” aussi directement. Et elles entrent en résonance avec la “musique” de notre corps (battements de cœur, respiration, etc.). Résultat ? Votre organisme se met au diapason ! Des sons sourds et un rythme soutenu vont vous booster, des sons doux et un rythme plus lent pour vous apaiser.

Voyez-vous, les bienfaits de la musique susmentionnés ne peuvent pas laisser indifférents la France, pays à l’origine de la «Fête de la Musique » en 1982, ainsi que le reste du monde, en l’occurrence les pays d’Europe, d’Amérique, d’Asie et surtout d’Afrique. La «Fête de la Musique » témoigne donc de l’intérêt du monde pour la musique. Vive la musique à Abidjan !

 

Arsène DOUBLE