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Droit d’auteur : Les quatre plaies qui minent le Burida diagnostiquées

Remi Coulibaly | | Musique

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Autour du directeur de cabinet du ministre de la Culture, Dembélé Fausseni, Mme Irène Vieira, Dg du Burida et Sem.Séry-Koré de l’Ompi (à gauche). L’inadaptation de l’environnement juridique global ; l’insuffisance structurelle débouchant sur l’incapacité à accomplir sa mission de gestion ; la précarité et la fragilité du statut des créateurs ; la grande méconnaissance quasi-générale du droit d’auteur et des droits voisins», sont les quatre grandes plaies qui minent le Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida). C’est en tout cas, ce qui résulte du diagnostic fait par la mission d’experts de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle de cinq jours en Côte d’Ivoire.

Et qui a animé un point presse, vendredi, au cabinet du ministère de la Culture et de la Francophonie.

Conduite par SEM. Marc Séry-Koré, diplomate, expert Ompi et directeur de cabinet adjoint du Dg de l’Ompi, cette mission est composée de Mme Carole Coella, conseiller principal secteurs culture et industries créatives à l’Ompi ; Tiémoko Moriko, diplomate, expert Ompi et conseiller à la représentation diplomatique de la Côte d’Ivoire au Bureau des Nations unies à Genève ; Balamine Ouattara, Dg du Bureau burkinabé du droit d’auteur (Bbda) et membre du Conseil d’administration de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs compositeurs (Cisac) ; Pr Denis Bohoussou, Dg de l’Office ivoirien de la propriété intellectuelle (Oipi), expert Ompi.et Yao Norbert Etranny, conseiller du ministre de la Culture et de la Francophonie, ex-Dg du Burida. Elle a opéré «un diagnostic sans état d’âme», afin de soumettre des recommandations objectives à leur mandant, le ministre Maurice Bandaman.

En ligne de mire de celles-ci, la réhabilitation de l’institution dans le giron international, notamment dans le cadre des accords de réciprocité ; l’aggiornamento des textes selon les standards internationaux, la mise en œuvre de la loi sur la copie privée et, in fine, l’édiction d’un statut précis pour les créateurs. Toutes choses qui passent par une mise à niveau des acteurs, partenaires et utilisateurs du Burida. Une vision partagée avec la Dg de la société de gestion collective des droits des artistes, Mme Irène Vieira. Il est revenu au directeur de cabinet du ministre de la Culture et de la Francophonie, Dembélé Fausseni, de diriger cette cérémonie de restitution à la presse.