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Dobet Gnahoré La musique de père en fille

Firmin Koto | | Musique

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La providence a bien voulu que chez les Gnahoré la transmission du dont musical se fasse de père en fille dans la stricte intimité artistique familiale. C’est donc naturellement que Dobet Gnahoré, chanteuse, danseuse et percussionniste a hérité de la force des traditions “bété” de son père Boni Gnahoré, maître percussionniste de la Compagnie Ki Yi Mbock d’Abidjan, dirigée par Werewere Liking.

Le rendez-vous avec l’amour au cour de sa jeune carrière musicale il faut le dire a aussi positivement influencé celle-ci. C’est Peu avant l’année 2000 a la faveur d’un voyage d’étude musicale au village Ki Yi,que le chemin de Colin Laroche de Féline jeune guitariste français, venu s’imprégner en son temps des mélodies et des rythmes africains après avoir été initié a ceux-ci par Toroma Sika en France, croise celui de Dobet Gnahoré alors pensionnaire du village Ki Yi

Après un passage dans la célèbre compagnie de danse Tché Tché, Dobet décide un peu plus tard avec Colin de former le duo ”Ano Neko”, qui signifie en langue Bété (la langue maternelle de Dobet) “Créons ensemble” Cette formule à deux a ensuite beaucoup tourné en France après qu’ils y sont installés provisoirement, suite a l’instabilité du climat politique en Côte d’Ivoire. À cette époque Ils collaborent aussi a différents projets de création en l’occurrence avec Ba Cissoko pour le projet “Le Cabaret Nomade” et “L’entre Deux Monde”.

De retour à Abidjan en 2001, ils participent au MASA (marché des arts et du spectacle africain). S’étant fait positivement remarquer, le duo enregistre dans la foulé un album de huit titres sous la direction artistique de feu Marcellin Yacé, tué le 1er jour même des émeutes de l’automne 2002. Après la malheureuse disparition de Marcellin Yacé, Dobet se résout à retourner en France, en faisant la promesse de ne revenir un jour lorsque ce beau pays aura retrouvé la paix et la stabilité politique…

En 2003, le projet artistique se recentre sur le nom de Dobet Gnahoré et s’agrandit avec l’apport d’une choriste, d’un percussionniste. C’est ainsi que Contre Jour une structure belge prend en main la destinée de Dobet et son premier album solo intitulé “Ano Neko” pour faire le lien avec l’histoire de Dobet et Colin. C’est un bel album dans lequel s’entremêle mélodies mandingues, rumba congolaise, le ziglibiti ivoirien et bikouts camerounais mais aussi du high-life ghanéen avec des chœurs zoulous. Un vrai cocktail de sonorités où l’on retrouve du jazz et bien d autres sonorités
Ensemble Colin Laroche et Dobet Gnahoré on crée cette dynamique musicale qui fait aujourd’hui de la petite chanteuse venue du village Kiyi, une référence dans le monde de la musique africaine à travers la planète si bien qu’à ce jour ses tournées ne se compte plus.
Comme on ne change pas une équipe qui gagne, Contre Jour assure depuis le suivi et développement de la carrière de ses artistes avec en prime Djekpa La You’ ce troisième album de Dobet Gnahoré. Un opus qui confirme encore tout le talent de la jeune chanteuse ivoirienne.