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Décès du chanteur algerien Rachid Taha, grande figure du métissage culturel

Innocent KONAN | | Musique

Le chanteur algérien Rachid Taha est décédé d’une crise cardiaque à l’âge de 59 ans, dans la nuit de mardi 11 à mercredi 12 Septembre 2018, à Paris, a annoncé sa famille.

« Son fils Lyes, sa famille, ses proches, tous ses amis et son label Naïve, ont le regret et l’immense tristesse d’annoncer le décès de l’artiste Rachid Taha, survenu cette nuit suite à un arrêt cardiaque à son domicile des Lilas », indique le communiqué transmis à l’AFP.

Il a été l’une des figures du rock français des années 1980, en reprenant avec son groupe Carte de Séjour « Douce France » de Charles Trénet ainsi que la chanson Ya Rayah, avant de devenir un ambassadeur passionné du raï et du chaâbi de son Algérie natale.

Dès le début de sa carrière, l’artiste s’est fait une place de cœur au sein de la communauté française d’origine maghrébine de France.

Rachid Taha a fortement été influencé par le punk et le rock et a su y marier de la musique orientale, comme avec sa reprise en 2004 de « Rock the Casbah » de The Clash.

De l’Algérie à la France

Rachid Taha est né sur la côte nord-ouest de l’Algérie en 1958 et a déménagé avec sa famille à Lyon à l’âge de 10 ans.

Il s’est fait connaître en tant que chanteur du groupe Carte de Séjour, qui mêlait le rock punk occidental à la musique algérienne du Maghreb.

Le musicien a ensuite débuté sa carrière en solo.

Le chanteur a fait son entrée dans le monde de la musique en ouvrant un club à Lyon appelé Les Refoulés à la fin des années 1970.

C’est là-bas qu’il a commencé à mixer de la musique pop arabe avec des rythmes d’accompagnement de groupes tels que Led Zeppelin et Kraftwerk.

Sa musique a également été utilisée dans plusieurs films.

Barra Barra, une chanson de son album Made in Medina, est jouée dans le film de guerre Black Hawk Down de 2001.

 

Innocent KONAN