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Le concept inédit “Ahoco” de Safarel Obiang, sous le feu des critiques

Arsene DOUBLE | | Musique

 

“Ahoco”, tel est le nom du nouveau single de Safarel Obiang, artiste en vogue du “Coupé-Décalé”, dont la sortie officielle est prévue dans le courant de la semaine. La vidéo de la démonstration de danse publiée sur les réseaux suscite la polémique. Accusé d’inciter la jeunesse à la masturbation, Safking peine à se défendre.

La performance d’un artiste du “Coupé-Décalé“ réside dans sa capacité à enchainer les singles doublés de concepts. La chance de voir l’une de ses chansons devenir alors un tube est grande. Porté déjà par plusieurs tubes, Safarel Obiang se révèle comme un chanteur prolifique, très riche en concept. D’où son surnom “Papa na concept”, auteur du “Dorlor Koucouroukou” et du “Goumouli”. Mais, le concept à venir “Ahoco”, dont une vidéo de la démonstration de danse a été dévoilée, est vivement critiquée. Qualifié de pervers, “Ahoco” incite la jeunesse à la masturbation.

La vidéo fait scandale. Les fans de l’artiste au dreadlock, majoritairement des enfants font des démonstrations. Un adolescent, d’une dizaine d’années effectue des pas de danses de “Ahoco”. Mais, au grand dam du public, partagé entre stupéfaction et hourra, ce dernier, dans la fougue de l’action, descend sa culotte et commence à se masturber sur le terrain au son de la chanson de Safarel Obiang.

 

“Ahoco”, concept vigoureusement critiqué

Choqués par les images, des internautes ainsi que certains professionnels de la musique, à l’image du chantre de l’Eternel, Excel, expriment leurs indignations, en appelant à la censure de la chanson.

« Ce concept doit être censuré », ou encore « Ah le coupé-décalé. Le problème c’est que, la jeunesse ne fait plus de sélection. Elle avale tout, danse tout. Où allons-nous ? Merci à tous ces artistes du coupé-décalé qui pensent réellement à conscientiser ou à sensibiliser la jeunesse à travers leur musique. Une musique ou une œuvre de l’esprit doit pouvoir véhiculer un message », déplorent des internautes.

Le chantre chrétien Exell, de son côté, se désole via un long message posté sur les réseaux sociaux : « J’ai mal et peur en même temps. Je ne suis rien pour juger, mais de grâce, c’est quoi ces concepts de dépravation de la jeunesse qui sont de surcroît appuyés par nos médias ?

Ces concepts qui tendent à faire enfoncer encore plus nos enfants, nos petits frères (AHOCO)…J’ai vu des gamins de 10 ou 11 ans dans des vidéos entrain d’esquiver ces pas. Là on ne parle pas de censure ? Mais ceux qui prêchent l’évangile, eux, sont emprisonnés.

Et le comble, lorsqu’on prend le temps pour composer des chansons pour éduquer, édifier, conseiller et mettre en garde la jeunesse, ces mêmes médias là, restent en marge. J’ai mal ! Eglise, lève-toi car l’heure est grave ! S’il vous plait, j’ai besoin qu’on en parle. »

 

La défense de L’artiste “Papa na concept”

Sans le moindre regret, Safarel Obiang se justifie, en direct sur sa page Facebook : « Je ne savais pas que Ahoco signifie « se masturber ». Ahoco dans ma chanson, c’est un instrument de musique pour frapper ».

Concernant la vidéo de l’adolescent, Safking dit ne pas en être responsable. « Je n’ai pas demandé à cet enfant de se déshabiller. Ce n’est pas à moi d’éduquer vos enfants. À chacun de prendre ses responsabilités quant à l’éducation de ses enfants. Il y a beaucoup d’artistes ici qui ont sorti des singles et des concepts vulgaires, on n’a pas réagi. Il y a des hautes autorités de l’État qui ont avancé des propos vulgaires ici, on n’a rien dit. Ahoco sortira bel et bien cette semaine ».

 

Des termes du single « Ahoco » trahissent Safarel Obiang

Même si l’artiste affirme mettre en évidence l’instrument de musique utilisé en pays baoulé qui a été révélé par la chanteuse Antoinette Konan, et que son concept a été mal interprété, force est de constater qu’il y a des termes dans la chanson qui font allusion à la masturbation. L’on peut entendre l’artiste dire : « tout le monde, soulevez savon pour frapper… ». Des propos qui condamnent Safarel Obiang puisque l’instrument de musique Ahoco ne se manipule pas avec du savon.

 

Arsène DOUBLE