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Chronique musicale La musique et les enjeux du developpement durable au xxie siècle

Eric Tape Daleba | | Musique

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«Si LA était DO, DO ne serait pas UT» ou la musique pour la reconnaissance des peuples et la diversité culturelle
Le développement durable handicapé, est amputé de sa musique, la musique de son essor et piler quatre de sa base structurale.

Aujourd’hui, le développement durable est un terme qui devient incontournable vu son expansion, dû à la dégradation de notre environnement. Toute la politique ou du moins, toutes les politiques se convainquent de la nécessité de commercer sur le respect et la transparence dans le souci toujours exacerbé d’un protectionniste coupable de notre environnement en pleine décomposition. Tout s’accorde sur une citoyenneté plus écolo sans véritable humanité.

Encore une autre organisation pour le bisness mondial qui fera fi des notions d’écologie sociale et de solidarité définit lors de la 2e rencontre internationale sur la globalisation de la solidarité en 2001 comme le stipule ces quelques lignes: «Le développement durable est un ensemble d’initiatives économiques à finalité sociale qui participent à la construction d’une nouvelle façon de vivre et de penser (…). Elle place la personne humaine au centre du développement économique et social. (…) établir les relations humaines sur la base du consensus et de l’agir citoyen».

Nous pensions, à juste titre, que par le développement durable le monde voulait noyer sa culpabilité envers les générations à venir et étouffer en nous le diabolos. Mais qu’en est-il exactement? Le monde entier cherche dans le Développement Durable la Devil Dead?

Cette idée est un oxymore à tout point de vue, d’une spiritualité trompeuse. L’économie mondiale ne tient nullement compte de ce qui adviendra, de la sauvegarde de l’écosystème et de l’héritage de nos enfants. Les batailles économiques actuelles sur le nucléaire et la suprématie économique, surenchérie par les modèles de pensée sociale, des puissances dites « grandes » la démontrent aisément.

Dans tout ce tableau égo-centralo-stupido de notre société d’aujourd’hui, l’art vient éveiller en nous un désir émotionnel qui nous amène toujours à nous porter vers l’autre, sans même chercher à le comprendre ou à le connaître. La seule chose que vise tout art est plutôt la reconnaissance de l’Homme comme tel.

La musique plus que tout art est ce phénomène socialisant qui par le son et l’idée, sélectionne par et pour nôtre ouïe une dose d’humanité dans nos relations à l’économique, au social et à l’écologique. Cet acte désintéressé manque à nos systèmes capitalistes et à nos organisations politiciennes.

La musique ne doit cependant pas être considérée comme ce messie des temps nouveaux baignant dans une systémique sourde à toute tentative de proposition exogène et aphone à toutes ces dérives aux droits humains internationaux.

Au risque de réfuter ce complexe phénomène du Développement Durable, la musique comme acte de culture, pourrait constituer ce quatrième pilier des axes centraux du concept qui représenterait, la pincée d’humanité dans une réflexion toujours économique. Il n’ya pas que ça dans une vie, et les « grandes puissances » s’en rendent souvent compte, cependant des pratiques historiques les lient.

L’on serait tenté de se demander de quelle musique parle-t-on? Est-ce la musique des grandes majores? Ou des festivals réputés? Ou encore des musiques des subculture?

Tout dans la musique semble résister au politique et à tous les discours économique du fait de ses principes ambivalent de distinction et d’association. La musique cherche dans son fonctionnement à véhiculer un discours propre à son essence et toujours différent. Par contre cette distinction stimule des avis qui sont controversés, mais trouve une oreille attentive. Et là, le substrat de ce message semble se reproduire ou s’identifier à un discours similaire pour donné naissance à un type de discours, certes complexe, mais développé en rapport à quelque chose, d’où le principe de l’association dans ce cas d’espèce.

Cette vérité humaine véhiculé par la musique est spécifique et essentiel pour un développement harmonieux et basé sur des lois de collaboration, d’échange et de consensus, socle d’un développement durable efficace. Il s’agit bien de cette musique qui parle au cœur et à l’âme, et qui ne verse pas de le mercantile, ni dans le ridicule, mais qui évoque dans chaque œuvre une expectative du meilleur. La vie est là, dépouillée de tout artifice. La vie est là, démasquée de tout appareillage systémique encombrant. La vie est là dans la musique qui aime et qui se laisse appréciée, mais surtout qui se fait comprendre et change les points de vue et les comportements.

Cette conception de la musique n’est nullement idéologique, elle est tout simplement réaliste. Une musique qui se fait et se transmet à l’autre comme savoir, histoire et action. Toute musique qui répond à ces critères, est digne d’être convoqué pour établir une connexion avec la trilogie du développement durable. Comme un siège à besoin de reposer sur quatre piliers, le développement durable à besoin de la musique (culture) pour son développement humain harmonieux.

La musique, une dose d’humanité dans le développement durable