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Bailly Spinto, chanteur ivoirien : Cri de détresse face aux inégalités de répartition des droits d’auteur

Lucie Assi | | Musique

Le chanteur ivoirien Bailly Spinto dénonce les inégalités criantes dans la répartition des droits d’auteur. Selon lui, les artistes émergents monopolisent les revenus, laissant les vétérans dans une situation précaire. Les internautes partagent leurs frustrations face à un système qui semble privilégier la popularité au détriment de la diversité artistique.

Le célèbre chanteur ivoirien, Bailly Spinto, connu pour ses mélodies envoûtantes et sa voix enchanteresse, s’est récemment exprimé sur une question cruciale qui affecte de nombreux artistes du pays : la répartition des droits d’auteur. Dans une publication sur les réseaux sociaux, il dénonce les disparités flagrantes dans la distribution des revenus musicaux, qui pénalisent particulièrement les artistes confirmés.

« Les répartitions sont mal partagées, tout est flou, on ne reçoit plus de droit d’auteur nulle part… quand tu reçois, c’est 10.000 FCFA, 100.000 FCFA … et c’est quand tu es un nouveau chanteur », déclare Bailly Spinto avec amertume. Il pointe du doigt une pratique où les artistes émergents, tels que Didi B, se voient attribuer l’argent des autres artistes, profitant ainsi de leur popularité croissante pour accaparer les revenus du secteur.

Les commentaires des internautes sur les réseaux sociaux viennent renforcer les propos de Bailly Spinto. Certains expriment leur soutien en encourageant le chanteur à revenir avec encore plus de force malgré les difficultés. « Ha le vié on va mettre yomo tu vas revenir en puissance », écris un internaute.

Cependant, d’autres témoignent des défis rencontrés par les artistes vétérans, dont les anciens morceaux sont de moins en moins diffusés en radio, dans les animations populaires, les boîtes de nuit ou les maquis. Le streaming, qui est devenu une source de revenus majeure pour les artistes, semble également contribuer à cette inégalité. « les anciens morceaux sont moins diffusés en radio, dans les animations populaires ou les boîtes de nuit ou les maquis… etc ne parlons pas du streaming ».

Un internaute souligne le rôle du Burida (Bureau ivoirien des droits d’auteur) dans cette situation, affirmant que l’inclusion des comédiens dans le système a conduit à privilégier les artistes en vogue au détriment de ceux qui produisent moins. « C’est le nouveau système du Burida, depuis que les comédiens sont inclus on privilégie les artistes en vogue, tu produis moins tu manges moins ».

Enfin, un autre commentaire sarcastique fait allusion à une promesse politique visant à favoriser la jeunesse, rappelant que les artistes plus âgés, comme Bailly Spinto, semblent être oubliés au profit des nouvelles générations. « Le vieux le président dit cette année c’est pour la jeunesse . »

Cette prise de parole de Bailly Spinto met en lumière les défis auxquels sont confrontés de nombreux artistes dans l’industrie musicale ivoirienne. Elle suscite également un débat nécessaire sur les moyens de garantir une répartition équitable des droits d’auteur, afin de préserver la diversité et la richesse artistique de la scène musicale du pays.

Lucie Assi

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