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ANIDIER, entre dans le débat social africain avec son nouvel album.

Marc Gballou | | Musique

Avec des titres tels «Ivoirité» , «Kôrô Benguiste» ou «Tchiffy», l’artiste Anidier,  reconnu pour son reggae mélodieux et socialisant  met le pied dans l’actualité socio politique africain en relevant quelques habitudes sociales qui maintiennent son pays dans la tourmente. L’album Black Wadada est un manifeste aseptisé mais sans ambiguïté pour une côte d’ivoire plus positive.

C’est en 1990 qu’il s’essaie à l’aventure musicale avec son premier groupe « Reggae New system » avec des noms devenus culte dans le show biz international : Aboubass, Donguy , Jean Paul Melindji , Amy Bamba etc. Mais ce groupe sera réduit après une première K7 et Anidier fait parti des transfuges qui devront se tracer leur propre destin. En 1993,  David Tayorault, ex-membre du groupe Woya devenu arrangeur, lui donne sa chance en lui faisant enregistrer son premier album Demi frère composé de six titres. Ce titre là, toute une génération de jeune africains s’en souvient. 1994 est l’année du tout premier opus d’Anidier. Une semaine après sa sortie, l’album était classé numéro un des ventes de disque en Côte d’Ivoire prenant ainsi à contre pied les pronostics, des responsables marketing des labels de l’époque et des promoteurs, qui ne donnaient pas cher l’avenir musical de l’artiste.

Vient ensuite la traversée du désert musical commune à tout artiste qui tente l’aventure internationale.

En France, l’artiste n’est pas encore visible dans le milieu Afro mais il n’a cependant pas chômé. Résolu à devenir un poids lourd du reggae, Anidier multiplie les formations, monte son label Pursang music  et s’entoure de professionnels pour se donner les moyens de sa politique. Son album international « Black Wadada » est un tout un  concept. Garder une attitude mentale positive malgré les galères est désormais sa feuille de route.

Le débat social africain l’intéresse. Dans ses chansons, il manifeste le courage de dire les choses franchement sans provocation. Une vocation qui invoque les causes des fractures sociales comme une solution de réflexion pour apporter une paix durable, même politique dans les communautés africaines en Afrique et dans la diaspora. 2013, lui donne cette occasion de s’exprimer avec un nouvel album et une nouvelle démarche artistique.

Le 23 février au African Music Hall à Paris, est un test et une fête pour faire le point avec tout ceux qui l’on soutenu dans l’ombre des tracasseries de la vie en Europe.