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Alpha Blondy, grand artiste optimiste sort un nouvel album, « Human race »

Innocent KONAN | | Musique

Alpha Blondy, qui vient de faire le pèlerinage à la Mecque, se pose désormais en sage religieux, optimiste sur la race humaine. « Human Race », c’est le nom du dernier album de la star ivoirienne, qui garde son œil critique et le feu sacré du reggae.

3 ans après « Postive energy », Alpha Blondy revient sur la scène musicale avec son 23e album.

Intitulé « Human race », ce nouvel album de la star ivoirienne de la musique reggae enregistre la participation de Youssou N’Dour, Fally Ipupa et Angélique Kidjo. Il a été lancé le 31 août dernier.

A 65 ans, « Jagger » n’est pas prêt pour une retraite. Sur ce nouvel opus il y dénonce les problématiques de sociétés et reprend même « Whole Lotta Love » de Led Zeppelin et « Je suis venu te dire que je m’en vais » de Serge Gainsbourg.

Oecuménique au sens large, citant le Coran, la Bible, mais aussi le scientifique britannique Stephen Hawking, Alpha Blondy réaffirme constamment sa foi en Dieu, mais aussi en l’humanité.

 « Je refuse qu’on ne parle que du mauvais côté des humains. Je ne veux pas me laisser distraire par des salauds et les cons. Il y a la fête, les concerts, les anniversaires, les boites de nuits, les baptêmes dans les églises, les mariages dans les mosquées… La vie continue, elle est belle. On ne va pas mettre un rideau noir sur tout ça. » Déclare-t-il.

« Human Race » ne rompt pas pour autant les amarres d’avec l’orthodoxie thématique et militante du reggae et du rastafarisme, en gardant un œil et une posture de conscience sociale critique. « Jagger », eu égard aux soubresauts qui pointeraient à l’horizon de la météo politique ivoirienne, se dit « serein », alors que beaucoup d’observateurs craignent des troubles lors de la prochaine présidentielle, en 2020.

“Le reggae n’a pas pris une ride parce que le reggae n’est pas une musique de mode. Le reggae chante l’injustice, dénonce les travers des politiques, la misère des peuples, la souffrance de l’ouvrier mis au chômage, la faim… Ce ne sont pas des modes”, ajoute-t-il.

 

Innocent KONAN