Suivez Nous

Les mèches humaines offertes à des dieux en Inde, portées par les femmes en Afrique

Danielle YESSO | | Mode

 

De nos jours, il est rare de rencontrer une femme africaine avec sa propre chevelure. Elles arborent fièrement les mèches indiennes, péruviennes et brésiliennes ignorant totalement leurs origines. L’Inde est connu pour être le leader mondial du commerce des cheveux.

Il exporte plus de 500 tonnes de cheveux par an, avec une recette de plus de 91 milliards de FCFA. Des millions de fidèles viennent chaque année dans les temples se faire raser la tête en signe d’attachement à leurs dieux. Cette pratique religieuse apporte beaucoup de bénéfices au gouvernement indien, qui débourserait de fortes sommes tous les ans dans l’entretien des temples, le paiement des salariés etc.

Ces mèches humaines sont exportées vers les continents comme  l’Afrique et l’Amérique, où les femmes déboursent de grosses sommes tous les mois pour se les approprier.

Les femmes noires seraient donc le premier  public que vise le « black diamond business ». Elles se parent de ces mèches afin de répondre aux critères de beauté internationaux qui font la promotion des cheveux lisses et soyeux.

Pour des raisons d’esthétisme, elles cachent leur chevelure naturelle sous ces mèches car elles considèrent le cheveu africain ou frisé comme trop crépu, indiscipliné et difficile à coiffer.

Il est tellement fréquent de voir les femmes africaines avec des mèches sur la tête que s’en est devenu normal. Et arborer une coiffure avec des cheveux naturels, paraît  » ringard  » pour la jeunesse et démodé pour les plus âgés.

Toutefois, la tendance semble être revenue au naturel avec le Nappy qui fait la promotion du cheveu africain naturel.

 

Danielle YESSO