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Josiane Palmebring: Une architecte de la beauté féminine à Stockholm

Firmin Koto | | Mode

Josiane Palmebring fait partie de ces fiertés de la diaspora africaine. Son entreprise est une référence en Suède. City Hair Extension célèbre ses 10 ans. Cette architecte de la beauté féminine nous livre les secrets de sa réussite. Son parcours, ses projets, ses boussoles…

Mars 2008-mars 2018, dans un mois City Hair Extensions le salon de beauté dont vous êtes la promotrice à Stockholm aura 10 ans d’existence. Dans les coulisses de la préparation de cet anniversaire, qu’elles sont vos premières impressions en tant que femme d’affaires d’origine africaine en Suède?

Elles sont diversifiées. Mais ce qui me passe dans le cœur c’est le sentiment de satisfaction et de reconnaissance envers Dieu le créateur qui permet toute chose. J’avoue que ce n’étais pas évidant il y a 10 ans.

Avez-vous le sentiment d’avoir atteint vos objectifs? 

Oui, plus ou moins. Oui parce que, avoir un business comme le nôtre à Stockholm en Suède et avoir la confiance des Européennes pour qui la chevelure est importante en termes de critères de beauté est un exploit. Mais nous devons travailler plus pour atteindre d’autres objectifs et relever d’autres défis.

Le choix de Kungsholmen, ce quartier riche et chic de Stockholm, aura-t-il contribué au succès de votre entreprise?

Rire. Oui, on peut le dire. Puisque avoir la clientèle que nous avons… C’est cela qui fait le charme de Stockholm. Pour la petite histoire, il y a des fois où des clientes donnent des coups de fils ou se localisent fièrement en donnant l’adresse du salon où elles se font coiffer. Du coup Kungsholmen est l’un des quartiers de référence ou tout le monde veut être. Au-delà, il y a aussi le rapport qualité-prix et le bon service qu’on offre aux clientes qui font toute la différence.

Il faut  de la chance pour réussir dans ce milieu, surtout dans un quartier majoritairement habité par des Européens. N’est-ce pas ?

Écoutez, réaliser ce projet n’a rien à voir avec une quelconque chance. Je ne suis pas la seule étrangère dans la zone. La preuve, à l’adresse où j’ai le salon on a des Thaïlandais, Libanais et j’en passe. Il faut dire que Kungsholmen a toujours été et est mon quartier de cœur ou j’habite aussi d’ailleurs. Sans Toutefois  être prétentieuse j’ai pu comprendre qu’à Stockholm quand on a quelque chose d’important à proposer, il y a toujours des clients. Il fallait juste oser et avoir le courage de se lancer dans quelque chose en quoi nous croyions par le travail pour  atteindre ces objectifs.

Qu’est ce qui a contribué à votre réussite dans la capitale suédoise ?

Je me suis attelée à respecter les lois et les conditions existantes pour commencer mon affaire. Cela implique donc que c’est plus fluide et transparent. Dans ce cas, City Hair Extensions peut avoir une sorte de brevet et distribuer ses propres produits ainsi que d’autres marques.  Les difficultés, au départ, étaient liées à la connaissance des lois  commerciales en Suède. Ce  qui est carrément différent de celles de nos pays d’origine. Et là encore j’ai compris qu’ici en Suède il faut se renseigner auprès des autorités qualifiées qui sont promptes à aider gratuitement que de faire des erreurs.

Votre intégration personnelle et professionnelle ne fait aucun doute au vu des nombreuses distinctions dont vous faites l’objet en Suède. Pouvez-vous parler de quelques-unes qui vous tiennent à cœur ? 

J’ai toujours dit qu’être étranger dans un pays ne dois pas être un handicap. Surtout pour un pays comme la Suède qui est bien différent de mon beau pays la Côte d’Ivoire. La Suède offre toujours des opportunités aux étrangers et des bonnes possibilités de s’intégrer. Il suffit juste d’oser sortir un peu des clichés. Aujourd’hui je suis très touchée de l’admiration que ce peuple (Suédois) me porte au travers des contacts et connaissances que j’ai pu me faire pendant ces 10 ans.

En 2013 J’ai été nommé ambassadrice des femmes d’affaire en Suède. Pendant deux ans,  mon rôle était de parler de mon entreprise et d’encourager d’autres femmes qui cherchent à démarrer une entreprise ou se lancer dans les Affaires. Ainsi, City Hair Extensions a participé à plusieurs séminaires et stages à l’endroit des jeunes entrepreneurs et acteurs du secteur. Au regard des grands projets en vue pour City Hair Extensions, je suis agréablement surprise. Et mon coup de coeur c’est d’avoir pu travailler avec des élèves d’un Lycée (business Sckool) qui sont assez engager dans un projet qui sera bénéfique pour le salon.

Il a fallu aussi compter avec des amis suédois sincères que je voudrais remercier au passage. Ceux-ci n’ont pas hésité à me faire des connections et m’ouvrir leur carnet d’adresses et de promouvoir le salon.

Qu’est ce qui fait aujourd’hui la particularité de City Hair Extensions dans la sphère de la beauté à Stockholm ?

Nous offrons à nos clientes des services à moindre coût et de bonne qualité. La preuve, ce sont nos clientes elle-même qui recommandent notre structure aux autres. N’est- ce pas la meilleure des publicités qu’un salon de beauté peut espérer avoir ?

Qu’est ce qui est prévu pour la célébration de cette première décennie de City Hair Extensions ?

10 ans ça se fête, en effet… Nous souhaitons exprimer notre reconnaissance envers toutes celles qui ont contribué pendant ces 10 ans à  la bonne marche de City Hair Extensions. C’est donc pour ces charmantes personnes que nous prévoyons une soirée soft, avec prestation d’artistes connu en Suède. Entre autre Gladys Del Pilar et bien d’autres surprises seront réservées à toutes les personnes conviées à cet anniversaire.

La particularité sera de mettre les clientes en relation pour plus d’échanges sur leurs différentes expériences. Nous comptons recevoir plus de 200 personnes. Chaque invitée retournera avec un souvenir marquant ces 10 ans de City Hair Extensions.

Vous  êtes un exemple de réussite. Quels sont vos conseils à cette jeunesse du continent qui se laisse engloutir par les eaux de la méditerranée ?

A ces jeunes qui risque leurs vies Pour rejoindre l’Europe… ?  C’est douloureux d’en parler. Mais je dirais que l’Afrique ce beau continent regorge tellement de ressource, on peut se réaliser pleinement dans nos pays. Il suffit seulement de trouver la clé et de se lancer. En même tant nos dirigeant doivent aider nos jeunes avec des moyens d’accompagnement, et d’encouragement. On tous chez nous… Sinon aurait pas eu ce flux d’investisseur en Afrique

Votre mot de fin !

Mon mot de fin, c’est que rien n’est impossible à celui qui croit comme le dit les saintes écritures. Alors il faut croire en soit et oser mettre tout ce qui est humainement possible de son côté pour réaliser ses rêves. Ne pas se décourager au premier obstacle. Un peu comme un enfant qui essaie de marcher, il tombera certainement mille fois, mais il finira par marcher.

 

Firmin KOTO

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