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Coumba Mara, Miss Africa Tresses Fashion 2018 invite à valoriser « la culture africaine »

Raymond Alex Loukou | | Mode

Coumba Mara, est une jeune femme d’origine guinéenne vivant en France. Le 15 septembre  2018 elle a été élue Miss Africa Tresses Fashion, concours de beauté organisé par l’Association Lune d’Afrique qui fait la promotion des cultures africaines dans leur authenticité. Dans son rôle d’ambassadrice des valeurs authentiques africaines, elle a été invitée au dernier Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO). C’est une femme pleine d’ambitions que nous avons rencontrée au détour d’un stand qui a bien voulu s’exprimer pour défendre ce concours dont elle en est le porte-étendard. Causerie…

 

Vous aviez été élue Miss Africa Tresses Fashion (ATF). Qu’est-ce qui vous a poussé à vous présenter ?

Ce qui m’a poussé à y participer est mon goût pour le défi d’une part, et la cause qui est plus que noble d’autre part.

 

Quel symbole revêt votre élection ?

Le symbole que revêt mon élection est la représentation de la femme africaine, de ses valeurs morales.

 

Etes-vous pour la valorisation de la culture africaine à travers un tel événement ?

Je suis partisane de la valorisation de la culture africaine car c’est avant tout mon identité que je mets en avant en tant qu’africaine et je trouve que c’est d’une importance capitale.

 

Avez-vous eu le soutien de vos amis et parents avant de participer à ce concours ?

Oui, j’ai eu l’honneur et le plaisir d’avoir le soutien de mon entourage mais également de personnes extérieures qui m’ont accompagnées tout au long de ce concours et ils m’ont été d’une aide inouïe. Je ne les remercierai jamais assez.

 

Quelles sont les actions que vous aviez menées pendant votre mandat ?

Les actions que nous avions posées étaient la promotion de l’alphabétisation des jeunes femmes mais également la lutte contre le cancer du sein qui sévit dans les pays du Sahel.

 

Qu’est-ce qui expliquait votre présence au dernier Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou ?

Nous avons participé au Salon International de l’Artisanat à Ouagadougou (SIAO) car la coiffure est avant tout un art et d’ailleurs vous aviez à cet effet un stand qui s’occupait de promouvoir les tresses traditionnelles africaines. C’était donc un moyen d’accorder une place toute particulière à la coiffure africaine, un des pendants de l’association et en même temps ça nous a permis d’invoquer les causes dans lesquelles s’engageait l’association Lune d’Afrique.

 

Selon vous pourquoi les femmes ont recours aux tresses africaines malgré le modernisme ?

Selon moi, les femmes ont recours aux tresses naturelles car elles sont ancrées depuis fort longtemps dans leurs coutumes et utilisées dans leur quotidien depuis des lustres.

 

Quels conseils prodiguez-vous à celles qui continuent d’utiliser les produits chimiques ?

Le seul conseil que je pourrai donner à celles qui usent de produits chimiques est de s’arrêter un instant et d’observer leur être tout entier. Elles pourront s’apercevoir en prenant le temps d’observer leurs cheveux qu’ils sont formidables et qu’ils sont d’une beauté inouïe. Il suffit simplement qu’elles les acceptent tels qu’ils sont. En les acceptant, elles font le pari en outre de les sublimer, de les adopter.

 

Ne craignez-vous pas d’être combattue par les grosses firmes de produits cosmétiques ?

Je ne le crains pas, c’est une réalité. A l’heure où l’on parle, on peut assister à l’entrée de nouvelles firmes de cosmétiques ou encore on peut voir l’expansion de certaines firmes déjà existantes. Certaines se développent et mettent en avant des produits naturels dédiés aux cheveux crépus. Nous devons avancer de concert mais il ne faut absolument pas les voir comme étant un obstacle.

 

Assumez-vous pleinement votre rôle de défenseure de la culture africaine ?

Oui, je l’assume pleinement !

 

Bientôt vous seriez en fin de mandat. Quel message laissez-vous à vos sœurs qui vont vous succéder ? 

Le message unique que j’aimerai faire passer à celles qui me succéderont est de perpétuer la valorisation de la culture africaine.

 

En combien de mots pouvez-vous définir la beauté africaine ?

En un seul : Sublime !

 

Dans un monde où les défis sont de plus en plus nombreux, pensez-vous que la beauté à elle seule suffit pour l’épanouissement de la femme ?

Je pense que la beauté ne suffit pas à elle seule pour définir l’épanouissement de la femme. C’est bien plus complexe dans un monde où les défis sont nombreux. L’épanouissement s’accompagne de polyvalence à tous les niveaux et en cela, je vise autant le physique que le mental. L’épanouissement de la femme passe surtout par son esprit. Je vise sa détermination, son savoir. Autant de facteurs qui font d’elle une personne autonome qui peut aller au-devant des choses.

 

Un mot à l’endroit de ceux qui valorisent la culture africaine à travers ses tresses ?

Je les remercie du fond du cœur car ils participent très largement à l’épanouissement de la culture africaine mais également à sa prospérité. L’association Lune d’Afrique est en la matière un exemple à suivre.

 

Raymond Alex LOUKOU