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Des médias ivoiriens dénoncent des atteintes à la liberté

Arsene DOUBLE | | Média

Onze syndicats de médias ivoiriens accusent, dans un communiqué, le procureur de la République Richard Adou d’abuser de son pouvoir en poursuivant les journalistes, proches de l’opposition.

Le porte-parole adjoint de l’intersyndicale du secteur des médias, Sam Wakouboué, reproche au magistrat de s’attaquer principalement à une « certaine presse, à savoir celle proche de l’opposition ». Il rappelle que la presse publie les communiqués de tous bords politiques, et craint que l’action du procureur Richard Adou n’impacte financièrement les journaux, déjà fragilisés par la pandémie de coronavirus.

« Trop, c’est trop ! », tel est l’intitulé de la lettre de l’intersyndicale du secteur des médias en Côte d’Ivoire adressée au procureur de la République Richard Adou.

Mardi dernier, les directeurs de publications des quotidiens “Soir Info” et “Le Nouveau Réveil”, ont chacun été condamnés à 3 800 euros d’amende pour « divulgation de fausses nouvelles ».

Les nouvelles incriminées concernent le député Alain Lobognon, proche de Guillaume Soro, et emprisonné depuis décembre dernier dans le cadre du mandat d’arrêt pour tentative d’atteinte à la sûreté de l’État visant l’ex-président de l’Assemblée nationale. Dans un communiqué publié dans les pages des deux journaux condamnés, les avocats du député soroïste dénoncent les conditions de détention de leur client.

La semaine dernière, ce sont trois journalistes des quotidiens “Générations Nouvelles” et “Le Temps” qui ont aussi été condamnés à payer 7 600 euros chacun, après une précédente autosaisine du procureur.

 

Arsène DOUBLE