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Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes (JIFICCCJ) : Les journalistes ivoiriens crient « Justice ! »

Innocent KONAN | | Média

La Journée Internationale de la Fin de l’Impunité des Crimes Commis Contre les Journalistes (JIFICCCJ) a été célébrée le samedi 2 novembre dernier à Grand-Bassam par les organisations professionnelles des médias de Côte d’Ivoire. Une occasion pour ces hommes de médias de crier « Justice ! »

« Justice pour les journalistes, « sécurité pour la presse », tels étaient les slogans des journalistes professionnels de Cote d’Ivoire lors de cette sixième édition de la Journée internationale de la fin de l’impunité contre les journalistes.

Il était déjà 9h30 lorsque les hommes de médias tous en tee-shirt blancs se rassemblent au rond-point de la commune de Grand-Bassam pour se diriger vers la préfecture de ladite commune. Comme un seul homme, ils ont crié haut et fort « justice pour les journalistes ! » « Sécurité pour la presse ! ». Ce fut l’occasion pour le président de l’OJPCI par ailleurs représentant pays de l’Ong Press Emblem Campaign (PEC/ Genève), Olivier Yro de fournir une déclaration devant la préfecture. « Il s’agit au cours de cette journée de chercher les voies et moyens pour une presse plus libre et plus protégée » a-t-il rappelé lors de sa déclaration.

Cette sixième édition a également été marquée par le message de la DG de l’Unesco, Azouley Audrey, des panels animés par la journaliste Nesmon Delaure, M. Traoré Sékou Tidiane du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDHCI) et le correspondant de Reporters Sans Frontières (RSF) Baudelaire Mieu.

Pour Nesmon Delaure, les lois ivoiriennes actuelles garantissent la liberté d’expression et sécurisent les journalistes. Le genre est souvent victime de l’intimidation, d’harcèlement sexuel, de violence physique par exemple, le cas de la journaliste giflée par un ministre en 2004 et en 2019, Olga Ottro, photographe de presse violentée par un policier. « Pour y remédier il faut porter plainte » a-t-elle suggéré.

Après avoir présenté le Conseil et les fondements des droits de l’Homme, M. Traoré Sékou a fait savoir que « le domicile et le siège d’un journaliste sont inviolables parce qu’il est considéré comme un défenseur de droit de l’homme ». Et il a exhorté les journalistes qui ont évoqués les cas de deux journalistes tués, Sylvain Gagneto et Désiré Oué, à saisir le CNDHCI en vue d’un accompagnement technique. Cela, même si la Côte d’Ivoire n’a pas encore ratifié le protocole d’accord sur les disparitions forcées.

Pour Baudelaire Mieu, « la Côte d’Ivoire a fait beaucoup de progrès dans le classement avec un bond de 11 places en occupant le 71ième rang sur 175 pays en 2019 ». Et d’ajouter, « Grâce à Reporters Sans Frontières, un crime commis contre les journalistes est considéré comme un crime contre l’humanité par les Nations Unies ».

Rappelons que cette 6e édition a été présidée par le maire de Grand Bassam Jean-Louis Moulot et parrainée par le Sénateur Germain Ollo. Rendez-vous à Yamoussoukro pour l’édition 2020.

 

Innocent KONAN