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George Weah : Une investiture sans son 1er tuteur Paul Biya

Saxum Willy | | Ma chronique

Investiture de George Weah/Source photo: Executive Mansion

Trente ans après son passage chez son tuteur, le camerounais Paul Biya, il devient président de la République et homologue de son ex tuteur.

En effet, dans les débuts de sa carrière, en 1988 quand Weah jouait au foot au Cameroun, Paul Biya s’installait au palais présidentiel du Cameroun. Trente ans plus tard, le footballeur prête serment et le président camerounais est à son énième mandat.

Ce filleul est devenu président. A l’époque, il n’avait que la vingtaine à son club le TKC(Tonnerre Kalara Club) au pays des Camers. Loin après ces premiers pas à l’image de toute une jeunesse – plus de 40% de la population du continent – de nouveaux espoirs du continent émergent autant en politique que dans d’autres domaines d’activités.

Samuel Eto’o, fils du Cameroun présent à l’investiture de son excellence George Weah, avait sept(7) piges pendant que Biya entamait ce règne qui devient une peine pour ses nombreux compatriotes en sanglot sur la toile. Paul Biya a 85 désormais! Plus du double de l’âge d’Eto’o et pourrait poursuivre sa survie au fauteuil présidentiel.

C’est dire combien, le dialogue des générations et la conduite d’une gouvernance équitable dans un climat de confiscation du pouvoir sont devenus une problématique en Afrique, à toutes les échelles socioprofessionnelles.

Malgré le sens profond du respect des tuteurs en Afrique, considérés comme des second papas, Paul Biya n’a pas assisté à l’investiture de son protégé depuis ces années au TKC. Le président camerounais n’aurait-il pas été honoré par ces tonnerres d’applaudissements dans ce stade loin des censures de son pays ? L’espérance des peuples était là, ce 22 janvier 2018.

Et pourtant, deux présidents ghanéens étaient dans la place. Là sur l’esplanade. Sans bousculade. Leur pays s’est imprégné des passations démocratiques et du jeu de l’alternance pacifique.

En l’an 2030 au plus tard, le nouveau président libérien aura passé le flambeau. Et Paul: l’apôtre éternel?

La confiscation du pouvoir comme un héritage personnel devra être un vieux souvenir pour ceux qui s’entêtent encore. George Weah l’a compris lui même, et le signifie dans son premier discours en tant que président de la République. « Cette cérémonie représente une transition entre un  gouvernement démocratiquement élu et un autre. C’est également une transition entre une génération et une nouvelle génération de leaders » et ce message, toute l’Afrique l’entend.

 

Saxum