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« Sérotonine », le nouveau roman de Michel Houellebecq qui fait couler beaucoup d’encres dans la sphère littéraire

Irene COULIBALY | | Litterature

Le nouveau livre de Michel Houellebecq, « Sérotonine »© AFP / Thomas Samson

Le mois de janvier débute avec un nouveau roman et c’est celui de Michel Houellebecq. L’auteur français le plus célèbre du monde fait la sortie de son 7è roman intitulé « Sérotonine » aux éditions Flammarion, quatre années après « Soumission », livre vendu à 800 000 exemplaires. Tiré à 320 000 exemplaires, « sérotonine », fait parler de lui à outrance.

Après quatre ans de silence, Michel Houellebecq publie « Sérotonine ». Un roman qui met sur la table sexe, solitude, suicide, les hantises de l’auteur. La sérotonine, un neurotransmetteur de l’organisme humain souvent appelé l’hormone du bonheur qui, déclenché par un antidépresseur, atténue la souffrance, mais l’auteur y ajoute la libido qui s’en trouve anéantie.

Le héros Florent-Claude Labrouste est un ingénieur agronome âgé de 46 ans en couple avec une japonaise de 26 ans. Il est employé du ministère de l’agriculture. Croulant sous le poids du chagrin, il doit sa survie à un médicament : le captorix qui stimule la production de sérotonine, une hormone liée à l’estime de soi. Il décide alors de disparaitre et part dans un hôtel Mercure à paris (une ville infestée de bourgeois éco-responsables). Et enfin en Basse-Normandie (un territoire à l’abandon, peuplé d’agriculteurs suicidaires et condamnés par la politique européenne de Bruxelles).

Le personnage de Houellebecq fait un dernier bilan catastrophique de notre société : la destruction des campagnes, l’abandon des agriculteurs, la colère sociale, l’absence de solidarité, des scènes qui nous rappellent l’actualité quotidienne. Il raconte combien de fois la joie de vivre a disparu dans notre monde et n’est maintenant qu’une illusion qui cache une infinie tristesse avec ou sans « sérotonine ».

A peine sorti, « Sérotonine » fait couler beaucoup d’encres dans la sphère littéraire. Les critiques fusent et pour la plupart, c’est le caractère observateur et l’ingéniosité de l’auteur qui sont mis en avance. Ce roman est même jugé par Arnaud Viviant très proche de la réalité car le médicament que prend son héros procure un bonheur miroité d’une mondialisation heureuse qui n’existe pas.

 

Irène COULIBALY