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La primo-romancière Anne Pauly, lauréate du prix du livre Inter

Irene COULIBALY | | Litterature

 

C’est l’un des plus convoités, le prix Inter a été remporté lundi par la primo-romancière Anne Pauly, pour son roman « Avant que j’oublie », (Verdier). Un premier coup très réussi !

Récit tragicomique plein de tendresse et d’empathie, racontant la maladie et la mort de son père, c’est avec ce roman que la primo écrivaine Anne Pauly s’est vue décerné le convoité prix du livre Inter. Avant que j’oublie, succède ainsi à Arcadie (P.O.L) de la romancière Emmanuelle Bayamack-Tam.

Ce choix a été fait par 17 voix par le jury présidé par Philipe Lancon et le roman d’Anna Pauly fait partir des sélections du Goncourt, du Femina et du Médicis.

Avec son roman, elle rend aussi hommage aux gens de peu, ‘’les invisibles’’ abîmés par la vie, ignorés le plus souvent, voire méprisés. Le jour du décès et de l’enterrement son père, sont racontés avec justesse par la romancière. Le chagrin se mêle alors aux fous rires, l’absence du défunt se fait ressentir.

Le point de départ du livre était : « la cocasserie du deuil (le curé qui raconte n’importe quoi) ». Le deuil est un moment de grande épreuve et la romancière soutient : « le deuil c’est tellement terrible qu’on est obligé de rire pour en sortir ». En dressant le portrait de son père dans son roman, Anne Pauly a aussi voulu dénoncer le mépris social dont ses parents ont été la cible parce qu’ils étaient « issus de nulle part ». « Je voulais me venger de ce mépris dont il a souffert et dont j’ai souffert quand j’étais enfant », affirme-t-elle.

Son livre est un roman, inspiré de faits réels, mais repassés à la moulinette de l’inconscient, du langage, de la mémoire, de l’histoire qu’on se raconte soit même, soutient la romancière.

 

Irène COULIBALY