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L’écrivaine ivoirienne BOMOU Karidja, une véritable multitâche suivant les traces de son père

Arsene DOUBLE | | Litterature

L’auteure ivoirienne, Kadhy BOMOU, de son vrai nom Karidja BOMOU, compte à son actif plusieurs œuvres. Elle est à la fois professeure de français et directrice artistique de la Compagnie Nationale de Théâtre et de Danse (CNTD) au Centre National des Arts et de la Culture (CNAC) à Abidjan Côte d’Ivoire. La multitâche avérée qu’est Khady dit devoir sa vocation d’écrivaine à son père, grand passionné des arts vivants.

« L’écriture m’apaise et me permet de m’évader et me retrouver dans un monde sans interdit, sans tabou, un monde où tout est possible. » a affirmé l’auteure de « Dans le silence de mes diplômes ». Dans un entretien avec 100% culture, elle témoigne du plaisir que lui procure l’écriture. Une vocation qu’elle doit à son père, danseur, guitariste, comédien et metteur en scène.

« L’écriture m’apporte la sensation d’avoir accompli un devoir, d’avoir exprimé ce qui devait être dit, poursuit-elle. Après avoir fini l’écriture d’une œuvre je me sens souvent comme ce coureur de relais qui vient de passer le flambeau. »

Une âme d’écrivaine, inspirée de son père

Inspirée par son père, Kadhy BOMOU embrasse tôt l’écriture. En classe de 5ème , elle écrit son premier poème intitulé « A ma mère » publié dans le magazine « AMINA ». Enfant, elle tombe « littéralement amoureuse des contes, des légendes et des poèmes » que son père lui lisait avec emphase. « On se croyait toujours dans une salle de spectacle, dans un monde merveilleux où nous étions des privilégiés. » assure-t-elle.

« Devenue adolescente, les devoirs de maison avaient remplacé, raconte-t-elle, ces beaux moments ». Alors pour recréer un temps soit peu cette ambiance, elle s’est mise à écrire des poèmes et à les lire à haute voix. « Et plus tard, pour m’occuper pendant les vacances, je me suis mise à écrire des sketchs que nous jouions (mes amis, mes frères et moi) juste avant la fin des vacances. » fait-elle savoir.

Kadhy BOMOU compte à ce jour plusieurs livres, dont un roman « Passion retrouvée », une pièce de théâtre « Dans le silence de mes diplômes » et un recueil de poèmes « Les larves de mon cœur » édités. Les œuvres achevées et pas encore éditées, confie-t-elle, sont « un roman et deux pièces de théâtre (une pour public jeune et un monologue masculin). »

Kadhy BOMOU, une férue des arts vivants

Amoureuse des arts vivants, Kadhy va y faire également carrière, suivant ainsi les traces de son père. Elle est à la fois professeure de français et directrice artistique de la Compagnie Nationale de Théâtre et de Danse (CNTD) au Centre National des Arts et de la Culture (CNAC) à Abidjan Côte d’Ivoire.

Durant 25 années d’enseignement, elle crée et anime une troupe de théâtre et de danse dans tous les établissements scolaires où elle dispense des cours de français, à savoir le Lycée Municipal de Korhogo, le Collège d’Enseignement Général de Port Bouët et le Lycée Moderne Nangui Abrogoua d’Adjamé.

La passionnée des arts vivants encadre, organise et fait la promotion des jeunes groupes et activités artistiques. Kadhy BOMOU devient en 2009 la promotrice du FEMYCE, festival en hommage à Marcelin Yacé. Sous l’égide de l’association dénommée K’Art Center, elle se spécialise dans l’organisation d’événementiels (The Daniel Pearl World Music Days à Abidjan), dans l’encadrement et la promotion d’artistes (Kiff No Beat de 2010 à 2011, All Black et Leri N’Dada depuis avril 2015).

Si Kadhy parvient à s’imposer dans les arts vivants, force est de constater qu’elle le doit encore à son père, danseur, guitariste, comédien et metteur en scène. Tout au long de sa jeunesse, son père l’emmenait dans les villages et hameaux lors des tournées théâtrales organisées pendant les vacances scolaires. Elle finit par partager la passion de son géniteur. Mais, c’est à l’Ecole Normale Supérieure (E.N.S) que l’appel de l’art va se faire plus précis et plus pressant. Kadhy BOMOU va alors s’inscrire, en tant que comédienne, à l’Atelier de Recherche et d’Esthétique Théâtrale Negro Africaine (ARETNA) dirigé et animé par Wêrê Wêrê Liking et Marie Josée Houranthier et participer au Festival universitaire de théâtre à Nantes en France.

A vrai dire, Kadhy figure en bonne place parmi les femmes, qui ont fortement influencé le milieu des arts vivants en Côte d’Ivoire. Elle a su mettre son écriture au service de l’art, faisant ainsi le bonheur d’une pléiade de jeunes artistes. Elle donne rendez-vous aux amoureux de la littérature « en 2020 » pour la sortie d’une nouvelle œuvre.

 

Arsène DOUBLE