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Jean-Loup Dabadie, parolier et homme de lettres est mort à 81 ans

Irene COULIBALY | | Litterature

Académicien, écrivain et parolier, Jean-Loup Dabadie est décédé dimanche à l’âge de 81 ans. Son décès n’est pas lié au covid-19, a annoncé à l’AFP son agent Bertrand de Labbey.

C’était un homme au multiple talent. « C’était un artiste complet, il avait réussi dans tous les arts : le sketch avec Guy Bedos, la chanson avec Polnareff et Julien Clerc, et le cinéma en tant que scénariste et adaptateur », a rappelé son agent.

 Jean-Loup Dabadie avait écrit pour de nombreux musiciens et musiciennes dont Barbara, Julien Clerc, Reggiani aussi pour le spectacle, le théâtre et le cinéma. Il avait en plus collaboré avec Claude Sautet pour les scénarios des films Les choses de la vie et César et Rosalie, ainsi qu’avec François Truffaut dans Une belle fille comme moi (1972).

« La France perd un auteur aux mille talents, inclassable et populaire. Les mots de Jean-Loup Dabadie exprimaient avec évidence et justesse nos sentiments jusqu’à accompagner chaque moment de nos vies », a tweeté Franck Riester, ministre français de la Culture.

Né à Paris, Jean-Loup Dabadie a commencé à écrire des romans très jeune : Les yeux secs (seuil), Les dieux du foyer. Durant son parcours, il a eu une carrière de journaliste et signait des articles pour la revue Arts et spectacles puis Le nouveau Candide, dirigé par Pierre Lazareff enfin Tel quel, avec Philippe Sollers et Jean-Edem Hallier. L’homme de culture a également été récompensé à plusieurs reprises notamment avec le Grand prix du cinéma de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre (1983). Le 10 avril 2008, il a été élu à l’Académie française, au 19e fauteuil de Pierre Moinot. Il a récemment terminé l’adaptation pour le cinéma d’un roman de Georges Simenon, Les volets verts.

Plusieurs artistes ont réagi à l’annonce de son décès dont Mireille Mathieu : « c’est un fabuleux auteur, scénariste, grande plume de la variété française, qui mérite son étoile au Paradis, lui qui a écrit les plus belles pages des choses de la vie ». « Quelques jours après Michel Piccoli, un autre complice de Claude Sautet s’en va », signé Patrick Bruel.

 

Irène COULIBALY