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Le Goncourt des lycéens, attribué à Djaïli Amadou Amal pour « Les impatientes »

Irene COULIBALY | | Litterature

Les impatientes (Emmanuelle Collas) de l’écrivaine camerounaise a été récompensé mercredi 02 décembre au Goncourt des lycéens, a annoncé la Fnac à l’issue des délibérations finales. L’auteure y dépeint le destin de trois femmes peules et musulmanes vivant au Cameroun.

« Le jury a été sensible à son sujet fort et important. Il dénonce sans accuser. L’écriture sonne juste sans lyrisme superflu. C’est un livre subtil qui permet d’observer la question du mariage forcé par le prisme de ce témoignage émouvant. », a résumé Clémence Nominé, présidente du jury des lycéens.

Djaïli Amadou Amal très ému était aux côtés de son éditrice au moment des résultats. « Ce prix représente beaucoup pour moi », a-t-elle réagi. « Car lorsque l’on parle des violences faites aux femmes, des mariages précoces et forcés, lorsque l’on parle des violences conjugales, physiques et morales, et que les jeunes choisissent ce livre pour en faire le lauréat, cela représente un espoir pour l’avenir. Cela signifie que les jeunes sont sensibles à ces questions. Et qu’ils pourront changer le monde », a-t-elle ajouté.

Le roman Les impatientes révèle les effroyables violences auxquelles les femmes de toutes classes sociales au sahel sont exposées. Trois femmes, Ramla, Hindou et Safira qui viennent de familles aisées de Maroua dans le Diamaré, région à l’extrême-nord du Cameroun ont en commun l’envie de se révolter pour échapper à un destin qui semble pourtant inéluctable.

L’auteure née en 1975, reconnue comme une grande plume a publié trois romans à succès international. Présidente de l’association ‘’ Femmes du sahel’’, elle a remporté en 2019 le Prix orange du livre en Afrique. Elle consacre sa carrière à libérer la parole des ‘’sans-voix’’.

L’an dernier, c’est le roman Les choses humaines (Gallimard) qui avait remporté le Goncourt des lycéens. Ce roman de Karine Tuil interroge la culture du viol.

 

Irène COULIBALY