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“LA FILLE DE CHIBOK ET LE ROYAUME MAUDIT“ de Joseph Pierre Abah, une histoire assez émouvante d’une famille royale

Arsene DOUBLE | | Litterature

Publié aux éditions Jets d’Encre en ce mois de février, “LA FILLE DE CHIBOK ET LE ROYAUME MAUDIT“ de Joseph Pierre Abah est un roman atypique sur l’énigmatique Bouatou, royaume imaginaire inspiré du Cameroun. Un royaume toujours aux commandes des femmes vu que les héritiers mâles de la famille royale connaissent le malheur de mourir jeunes.

“LA FILLE DE CHIBOK ET LE ROYAUME MAUDIT“ du Camerounais Joseph Pierre Abah est un captivant roman à avoir forcément entre les mains. Mêlant habilement fantastique, tradition, philosophie et actualité, Joseph Pierre Abah entraine, à travers son nouvel ouvrage paru aux éditions Jets d’Encre en ce mois de février, le lecteur dans une aventure aussi captivante qu’originale. “LA FILLE DE CHIBOK ET LE ROYAUME MAUDIT“ se pose, en effet, comme une saga historique prenante, soutenue par une galerie de personnages charismatiques empreints de la culture camerounaise.

Dans “LA FILLE DE CHIBOK ET LE ROYAUME MAUDIT“, Joseph Pierre Abah suit le personnage de Tchouala, reine du royaume de Bouatou. Dans le royaume de Bouatou, les héritiers mâles de la famille royale meurent jeunes, et souvent violemment. Certains parlent de fatalité, d’autres de malchance. Pour la reine Tchouala, il s’agit d’une malédiction dont elle compte bien sauver son fils, quitte à piétiner les traditions et bouleverser l’ordre établi…

Un an seulement après la publication de son important essai intitulé “Le Système de santé au Cameroun : conflits et inégalités au sein de la nation“, l’écrivain camerounais Joseph Pierre Abah décide d’offrir aux férus de littérature un roman atypique sur l’énigmatique Bouatou, royaume imaginaire inspiré du Cameroun.

Marié et père de sept enfants, Joseph Pierre Abah est un médecin militaire, chef du service de cardiologie de l’hôpital militaire de Douala, Cameroun. Cet officier supérieur s’illustre, aussi, comme un amoureux de lecture, d’écriture et de contemplation.

Extrait de “LA FILLE DE CHIBOK ET LE ROYAUME MAUDIT“

« Tout avait commencé lorsque l’échographe lui avait appris qu’elle portait une grossesse gémellaire. Pendant qu’elle digérait l’émotion de cette nouvelle, ses pensées l’amenèrent à remarquer que, dans sa famille, faire des jumeaux était loin d’être une occurrence isolée. Jumelle, comme l’était sa défunte maman, la reine Tchouala constata aussi qu’elle avait accédé au trône après le décès subit de son frère, à l’instar de sa maman à la mort du sien. La naissance de Kenne et de Kamni sonna aussitôt l’alarme dans son esprit, y déclenchant le besoin d’en savoir davantage. Et lorsque, ayant décidé d’élargir ses recherches, elle réussit à remonter jusqu’à onze générations, les premiers résultats […] furent tout simplement ahurissants. Une récurrence stupéfiante ! Onze générations que la famille royale se régénérait en descendances utérines avec, chaque fois, des jumeaux : une fille et un garçon. Et la reine observa aussi que les garçons, héritiers du trône de Bouatou en première intention, décédaient toujours très jeunes, quasiment à leur adolescence, et que, chaque fois, l’intérim était assuré par la sœur. »

 

Arsène DOUBLE

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