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Les prix Goncourt et Renaudot 2017 connus, le nazisme feuilleté

Saxum Willy | | Litterature

Les deux (2) prestigieux prix littéraires attribués ce lundi 6 novembre ont un dénominateur commun : le nazisme. Ces œuvres primées traitent de la deuxième guerre mondiale particulièrement des ultras de l’époque.

Dans une histoire contemporaine secouée par des mouvements extrémistes et par un radicalisme politique, qui menacent la stabilité des États, cette célèbre distinction littéraire feuillette un passé éprouvant pour l’humanité.

Lorsque le jury est prêt a annoncé le nom du lauréat du Goncourt 2017, Éric Vuillard n’y croit même pas. L’expression d’étonnement sur son visage et la surprise qui est sienne au moment où son nom retentit, témoigne l’audace de cette distinction. Pour faire court et rempli d’émotion, l’auteur dira quelques minutes après  »je suis heureux mais un peu surpris ».

La surprise est-elle identique chez  Olivier Guez, lauréat  du Renaudot 2017 pour son livre « La disparition de Josef Mengele » ? Assurément les joies sont personnelles. Cependant, ce n’est pas cet état d’esprit qui relie les deux auteurs. Par l’intermédiaire de trames de fond singulières, les œuvres jubilées abordent chacune assez paradoxalement la seconde guerre mondiale (1939-1945).

L’Ordre du jour qui se situe certes entre l’entre-deux-guerres, va, jusqu’à la lisière de celle de 39-45 en relatant  les coulisses de l’annexion de l’Autriche par Hitler, quand la seconde œuvre fait le récit de la fuite de Mengele. Ce médecin tortionnaire du camp d’extermination nazi d’Auschwitz  qui s’enfuit vers l’Argentine à la chute du Reis.

Un parallèle assez frappant d’autant que ces vingt dernières années, l’on remarque une forte proportion à récompenser des œuvres traitant de la guerre. La seconde guerre a couronné quatre (4) Goncourt du lycéen, quand le thème central de la guerre enregistre plus d’un quart des prix Renaudot, Femal, Gancourt et celui du lycéen décernés ces deux dernières décennies,  17 ouvrages sur 80.

Le 5 octobre, c’est le Nobel de littérature qui récompensait un autre auteur dont l’œuvre est marquée par le même sujet. Les deux (2) principales œuvres de Kazuo Ishiguro  dont « Lumière pâle sur les colines » dans laquelle cet auteur plus anglais que Japonais, évoque sa ville natale, Nagasaki, réduite en cendre par la bombe atomique.

Si naturellement la paix succède à la guerre, alors l’ICAN, la Coalition internationale pour l’abolition des armes nucléaire, Nobel 2017 de la paix, a des compagnons pour véhiculer des modes de pensées durables, pour le désarmement nucléaire et chimique.

 

Saxum