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Révérend Kadjo Elegan: «Je sensibilise les chrétiens à la notion biblique du travail»

Marc Lenoir | | Evènements

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L’homme de Dieu, le Révérend Kadjo Elegan qui conduit le ministère prophétique de l’Eglise Evangélique de Jésus-Christ pour la Famille à Abidjan est aussi responsable d’une ONG. Dans cette interview qu’il nous a accordée, il nous parle des bienfaits du travail et du partage et incite les chrétiens à s’intéresser davantage à la parole de Dieu à travers ses deux derniers ouvrages “Puissance de l’aumône” et “Puissance des écoutes”.

Bonsoir Révérend, pouvez-vous vous présenter aux lecteurs et internautes qui s’intéressent de près à vos ouvrages ?
Merci, je me présenterai comme un homme de Dieu qui veut que tout interlocuteur reconnaisse la Bible comme autorité. Avant toute chose, je voudrais que vos lecteurs s’intéressent à la parole de Dieu.

Vous venez de faire paraître deux ouvrages intitulés respectivement «Puissance de l’aumône » et «Puissance des écoutes ». En quelques mots, de quoi parlez-vous dans ces ouvrages ? Et pourquoi avoir choisi de tels titres ?
En ce qui concerne l’ouvrage «Puissance de l’aumône », je voudrais sensibiliser les bien-aimés, les chrétiens à la notion biblique du travail. En effet, il y a une confusion qui est faite à ce sujet. Tout en faisant allusion à la colonisation et aux travaux forcés qui sont autant de passifs ténébreux qui ont peut-être eu une incidence sur ce que nous disons dans nos églises. Le travail est une forme de prière. Aussi, celui qui travaille, prie. Dans Genèse chapitre 2, verset 15, il est dit ceci : « L’Eternel prit l’homme et le plaça dans le jardin pour le cultiver et le garder ». Cela implique que tout homme qui naît, doit pouvoir travailler. Le péché est venu, mais non pas pour maudire le travail. C’est plutôt l’environnement du travail qui est devenu de facto pénible et source de conflits. Il est aussi écrit dans la Bible que ‘‘tu gagneras ton pain à la sueur de ton front’’. Mais le front renvoie à l’individu et non au travail. Le guide de formation biblique à l’esprit d’entreprise «Puissance de l’aumône» est une invitation au respect du travail que nous exerçons, avant de respecter celui des autres.

En ce qui concerne l’ouvrage «Puissance des écoutes», je voudrais inviter les uns et les autres à écouter les autres. Savoir écouter est une expérience qui nous enrichit car, écouter l’autre, c’est s’écouter soi-même. Ecouter ici ne veut pas dire se soumettre, ni obéir. C’est surtout un appel que je lance à l’endroit des veuves et des orphelins, et surtout de ceux qui ont des problèmes d’héritages.

Des lecteurs avisés de votre œuvre font allusion au fait que vous donnez des clés pour se départir de l’esclavage intellectuel. Pouvez-vous nous en souffler un mot ?
D’abord, je tiens à vous dire que mes ouvrages sont des guides. La pénibilité du travail que tout un chacun exerce est venue de la haine. Vous savez, le succès à la différence de la pauvreté fait peur.  Puisque vous parlez de clé, la première des clés que je pourrais vous donner est le respect de votre intimité. C’est-à-dire votre chambre à coucher doit être un lieu de repos qui ne doit être ouvert à personne. Selon vous, pourquoi est ce qu’on frappe à une porte avant d’entrer, c’est justement pour le respect de cette intimité.

Selon vous, la connaissance des œuvres bibliques est-elle importante pour des personnes qui voudraient entreprendre ?
Vous savez, la Bible est un patrimoine universel qui se vend aussi bien dans la rue que dans les librairies. Donc, il est important que pour entreprendre, il faut éviter de se sectoriser. L’on doit avoir un esprit ouvert, et prendre en compte les préceptes bibliques avant d’envisager entreprendre.

Vous faites tantôt allusion à l’assistance aux étrangers et surtout aux veuves dans votre ouvrage… qu’est ce que tout cela pourrait bien sous-tendre ?
Le travail vient de Dieu. Et Dieu, avant que nous venions au monde nous a fait l’aumône. L’autre nom théologique de Dieu c’est « l’achecna », qui signifie l’étranger. Donc le Dieu étranger qui était chez lui, avant que Jésus vienne partager son quotidien avant de repartir. Un étranger est quelqu’un qui peut être un veuf ou un orphelin. Nous faisons allusion aux étrangers pour dire que nous n’avons pas le droit d’être heureux tout seul.

Que retenir après lecture de vos deux dernières œuvres ?
Je souhaiterais que tout un chacun fasse l’expérience personnelle du travail. Je souris souvent lorsque j’entends certaines personnes dire qu’elles ont eu de l’argent grâce au travail que Dieu leur a donné. C’est vrai que c’est Dieu qui donne le travail, mais l’argent vient de quelqu’un d’autre qui, après avoir évalué votre rendement vous donne un tel montant qui est votre salaire. Par ailleurs il est important pour tous de venir en aide aux veuves et aux orphelins pour les aider à se prendre eux-mêmes en charge.