Suivez Nous

Pour accueillir Macron, l’école ferme au Burkina, en Côte d’Ivoire c’est le ménage

Saxum Willy | | Evènements

« Celui qui rame dans le sens du courant fait rire le crocodile » dit un proverbe africain. Emmanuel Macron se rend à Ouagadougou au Burkina Faso et les habitudes des dirigeants africains sont à leurs plus piètres illustrations en ce 21ème siècle. Les écoles sont fermées pour arracher un sourire au président Macron. C’est en effet la nouvelle portée à la population par l’administration.

« Le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation informe les parents, les enseignants, les élèves et toute la communauté éducative de la commune de Ouagadougou que les établissements primaires publics et privés sont fermés les lundi 27 et mardi 28 novembre 2017 » annonce le communiqué. Zut !

Quand un président effectue un voyage dans certains pays africains, il est courant d’observer un enfant lui remettre des fleurs dès son arrivée dans une localité.

Pour en faire plus, sur le chaud soleil, les enfants des villes et villages constituent des files de part et d’autres de la chaussée pour acclamer l’illustre hôte. Ils abandonnent les classes pour se livrer à ce spectacle. Des années primaires et collèges dont bon nombre s’en souvient. Souvent sans le petit-déjeuner pour la plupart.

Aussi les villes sont-elles balayées et embellies de façon exceptionnelle pour la circonstance.

Au quotidien, de tels souhaits manifestés par les populations tombent dans l’oreille du sourd avec le prétexte redondant de l’incivisme comme débarras.

Pour Macron, Ouagadougou fait peau neuve. Abidjan rame dans le même sens. Car pour la circonstance la ville devient verte. Les petits commerçants sont déguerpis. Ils auront ainsi suffisamment de temps pour accompagner leurs enfants applaudir les présidents.

« Nos enfants (moi aussi je suis dedans) sont dans les grandes Universités à l’extérieur » a nargué le président de l’Assemblée nationale du pays des hommes intègres, Bala Sakandé, lors d’un mouvement de grève. Pour dire combien l’école est à la solde des syndicats.

Et pourtant pouvoirs, oppositions et syndicalistes savent tous se servir de l’école et des us comme une arme de perfidie.

Les frustrations montent chez les parents d’élèves. Les questions de la dignité et des priorités refont surface sur la toile. Plusieurs rappellent l’accueil réservé par Macron aux présidents africains à l’Elysée il y a quelques mois. L’affaire du chien noir du jeune président français.

Un étranger n’est pas accueilli avec un animal de compagnie dans la plupart des coutumes d’Afrique. C’est un geste déplacé.

Cependant l’école n’a pas encore toute sa place dans la tête des dirigeants africains, premiers garants des cultures.

Le sommet UA-UE se tient en Côte d’Ivoire à Abidjan du 29 au 30 novembre.

Les fonds mobilisés serviront-ils à payer les Universités de ces enfants dans les écoles à l’étranger comme avoué par le président de l’Assemblée nationale du Burkina ?

Tous sur le tarmac pour cet accueil cœur à cœur !

 

Saxum