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Koffi Evan’s, responsable de l’ivoirienne de chocolaterie: « Nous avons conçu un chocolat en l’honneur du président Houphouët… »

Raymond Alex Loukou | | Evènements

À l’occasion de l’exposition qui magnifie le premier président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, nous avons rencontré Koffi Evan’s, responsable de l’ivoirienne de chocolaterie, une entreprise qui se spécialise dans la transformation du cacao en chocolat et autres produits dérivés. Il nous parle de son parcours, de ses motivations, et de son soutien à cette initiative artistique.

Présentez-nous brièvement votre entreprise.

L’ivoirienne de chocolaterie est une entreprise spécialisée dans la transformation du cacao en chocolat et autres produits dérivés. Elle est née en 2020 par la volonté de plusieurs ivoiriennes et ivoiriens qui voulaient voir le cacao transformé par des acteurs locaux.

Pourquoi avez-vous décidé d’associer votre image à cette exposition qui magnifie Félix Houphouët-Boigny ?

Nous avons décidé d’accompagner cette exposition qui magnifie le premier président de la Côte d’Ivoire parce que Houphouët-Boigny reste une figure emblématique dans la promotion du cacao en Côte d’Ivoire. Si le pays occupe la place de leader mondial dans la production du cacao, c’est grâce à lui. En plus, il avait prédit en 1981 qu’il arriverait un jour où des ivoiriens transformeraient ce cacao. Quarante-deux ans après sa prédiction, nous voilà acteurs de cette transformation. Alors, il est de notre devoir d’honorer sa mémoire.

A priori, il n’y a pas de lien entre le chocolat et l’art pictural… Que gagnez-vous en soutenant cette initiative artistique ?

L’art est un ensemble, donc dire qu’il n’y a pas de lien entre le chocolat et l’art pictural est un peu le limiter. Il y a des artistes qui utilisent aujourd’hui le chocolat pour peindre, ce qui crée une sorte d’originalité. Ils ont fait la jonction parfaite entre peinture et chocolat à travers les œuvres qu’ils créent.

Dans le domaine des arts, tout comme dans l’entrepreneuriat, l’apport des mécènes est inestimable. En avez-vous besoin dans votre cas ?

Oui, tout à fait, car on a toujours besoin de soutien pour évoluer. Avoir un mécène aujourd’hui nous permettrait de réaliser beaucoup de choses en faveur des producteurs de cacao, surtout de leurs progénitures. Ceux-ci, malgré que le cacao est obtenu par le travail de leurs parents, n’en consomment pas, faute de moyens. Avec un mécène, on pourrait leur offrir ce privilège.

Aujourd’hui, le défi de la transformation du cacao est d’actualité. Quel est votre avis sur la question ?

Je dirais tout court qu’il faut plus de volonté politique de la part des pays producteurs. Ils ne profiteront réellement du fruit du cacao que s’ils le transforment. La grande partie de la plus-value du cacao est dans la transformation. L’époque du plus grand producteur est révolue, il faut aussi être le plus grand transformateur.

À ce vernissage, les visiteurs auront pour la première fois l’occasion de goûter au chocolat “Boigny”. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Nous avons conçu un chocolat en l’honneur du président Houphouët qui se distingue par sa qualité en termes gustatifs. Et pour l’occasion, les visiteurs vont se régaler, surtout qu’il contient moins de sucre naturel à partir des fruits de notre terroir.

Un mot pour conclure.

Nous voulons exprimer toute notre gratitude au comité d’organisation de cette exposition, avec à sa tête son commissaire général, M. Alex Loukou. Il contribue à travers cette activité à pérenniser le grand homme qu’a été Félix Houphouët-Boigny dans la mémoire collective. Il fut un grand bâtisseur et visionnaire pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique tout entière.

Raymond Alex Loukou

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