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Hommage au Mwènè . Si Gabriel Okoundji m’était conté…

Zacharie Acafou | | Evènements

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Promener sur le monde tel qu’il lui apparaît un regard clair, désabusé, honnête et scrupuleux. Voilà au sens le comportement désormais classique du « le vieux » comme il aime à se faire appeler. Chez Gabriel Okoundji, tous les mots lui appartiennent en propre et semblent avoir été réinventés.

Ce n’est pas fréquent d’aborder sans appréhension un poète dans ce qu’il est. La mise en scène est si fréquente dans ces milieux « d’écrivains ». Image d’ange et faux sourire en public, regard fermé et détestable en privé. Triste contraste d’une vie où l’on veut à tout prix plaire à la masse et avoir ses faveurs en retour même si la déception n’est jamais bien loin…

Puis vous rencontrez le Mwènè en forme de poète inchangé et vous êtes stupéfait de l’admirer tonitruer, séduit par l’énergie d’un « vieux » qui ne se détruit pas. Il va rentrer dans une maison où vous l’attendez. Le bruit de sa voix comme toujours le précède. Son sourire aussi. Un mot, un éclat de rire, une attention, un regard rêveur…J’avais déjà écrit en 2009 après la lecture de Au matin de la parole que «Gabriel Okoundji n’est pas seulement un poète, c’est la poésie même ». Deux ans après, j’avais la nette confirmation…