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2e édition du Festival des Arts de la Rue d’Assinie (FARA) : La fête se termine en beauté !

Innocent KONAN | | Evènements

Débuté le 04 novembre dernier, le FARA a fermé les portes de sa deuxième édition le 24 novembre 2019. Un giga concert reggae dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 novembre a clôturé ce beau festival.

Défi lancé, défi relevé ! La fondation La Maison de l’Artiste avec à sa tête Issa Koné alias Sap-hero, a bien relevé le défi de cette seconde édition du FARA à savoir mettre « l’homme au centre de nos intérêts ». « Ce thème parce que nous voulons attirer l’attention des hommes sur l’homme », affirmait Sap-hero lors d’une interview. Ce thème a bien été défendu tout au long du festival.

 

Un festival qui égaye

Il suffit de faire son entrée dans la belle cité balnéaire Assouindé, pour voir à quel point les œuvres artistiques procurent de la joie. Des murs, le sol, les arbres et bien d’autres objets ont été transformés en œuvre d’art ; des œuvres effectuées par des artistes venus de dix (10) pays d’Europe et d’Afrique.

« Le FARA est une activité qui rend les hommes joyeux, et moi Jaime le FARA » affirme avec joie David, un jeune élève de 6e à Assouindé.

Le FARA, pour cette 2e édition a fait vibrer encore Assouindé à travers de belles créativités artistiques.

 

Un concert très chaleureux

Le FARA 2, c’est aussi la musique. Un concert reggae sur la place publique du village d’Assouindé fait partie des temps forts de ce festival. Face à un public visiblement heureux, des artistes ont égayé le public. C’est une voix féminine qui a ouvert le concert. Cette voix féminine est bien celle de Karamel Singer. Une jeune artiste d’origine libanaise qui lorsqu’elle entrait dans l’arène musicale ivoirienne, par la porte reggae, en 2016, ne s’attendait pas à glaner des lauriers aussi vite. Elue meilleure artiste féminine aux 225 Reggae Music Awards en mars 2019, le live de Karamel n’a pas laissé indifférent le public qui n’a pas hésité à exhiber des pas de danse.

Tom D Genèse, à l’Etat civil, Hien Sié Thomas, devant le public a réaffirmé son engagement pour une société de paix, de vérité et de justice. Le natif de Bouna, dans le Nord-est de la Côte d’Ivoire, a également lancé un message fort aux dirigeants africains : ” Quand c’est fini, il faut partir”. Un single qui a fait bouger tout le public.

« Le soldat du Ghetto », Black Mojah a lancé un message d’espoir à tous ceux qui souffrent à travers son album « gardez espoir ». Un album  bien connu du public. Des artistes comme Nacasse, Aiman Raad, l’artiste peintre Burkinabé Elvis Aristide Bazongo, Don Lyricson, Sabari Spirit et bien d’autres ont également égayé le public.

On comprend aisément que le reggae, c’est une musique pour célébrer la vie, la joie de vivre et surtout l’espoir.

Une autre surprise de ce festival reggae a été la présence d’Oscar Le Motard, un fanatique de moto et l’un des fidèles « Lieutenants » de Dj Arafat. Oscar est celui-là même qui a participé à la formation du Yôrôbô dans la moto. Sa présence au FARA a été une occasion pour lui de rendre hommage au « roi du coupé décalé » décédé d’un accident de moto. Il a même interprété le single « moi je gagne temps » de DJ Arafat ; un son reggae qui a éveillé le public.

Aussi, l’artiste peintre français Fabrice, surnommé « Sidiki » (pour son sens de l’humour) a bien étonné le public pour sa bonne maitrise de la danse reggae. Cet artiste peintre a bien amplifié la joie du public qui ne cessait d’applaudir.

Rendez-vous donc pour le FARA 3, où plusieurs surprises nous attentent.

 

Innocent KONAN