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Kila Narcisse DION (entrepreneur culturel) : “Les canadiens veulent connaître la culture ivoirienne dans toutes ses dimensions”

Raymond Alex Loukou | | Diaspora

Établir un pont culturel entre le Canada et la Côte d’ Ivoire est le l’objectif visé par l’ivoirien Kila Narcisse Dion à travers sa structure « Les Productions Métissage » basée à Montréal depuis plus d’un an. Convaincu que seule la culture peut rapprocher les deux peuples, il œuvre pour plus d’échanges culturels. Il espère y arriver à travers de grandes rencontres culturelles qui mettraient les deux pays sous les feux de la rampe. Entretien avec un passionné de culture qui veut faire bouger le train culturel Canada-Côte d’ Ivoire.

Pouvez-vous présentez succinctement la structure que vous dirigez ? 

D’abord avant de présenter ma structure, je vais d’abord me présenter car la charité bien organisée commence par soi-même! Je suis Kila Narcisse Dion. Ivoirien et un entrepreneur culturel. Je suis le Directeur général de la structure « Les Productions Métissage ».  Une structure événementielle avec pour comme activités l’organisation des spectacles de musique de tout genre, la production et la promotion des artistes, la promotion de l’art plastique et de la comédie.

Depuis quand existe-t-elle ?

L’entreprise a été créée le 27 mars 2017 à Montréal, dans la province du Québec, au Canada, avec une succursale en Côte d’Ivoire le 1er Avril de la même année.

Qu’est-ce qui vous a motivé à la créer ?                                            

La motivation de  créer cette structure m’est venue d’un pincement au cœur. En effet, lorsque j’ai déménagé de Singapour en été 2015 pour m’installer au Canada, c’est dans la ville de Montréal que j’ai déposé mes valises et je me suis rendu tout de suite compte après quelques semaines que la communauté africaine en générale n’était pas assez présente au niveau culturel dans un pays comme le Canada ou la culture occupe une place prépondérante. C’est alors qu’en tant qu’homme de culture je devrais rectifier le tir.  C’est ainsi que j’ai décidé de créer cette structure.

En matière d’échanges culturels, qu’est-ce que le Canada peut apporter à la Côte d’Ivoire et vice-versa ?                                         

Le Canada est un pays à fort potentiel culturel et la culture occupe même une place assez importante si bien qu’elle fait partie des secteurs essentiels dans le développement de ce pays. Alors si nous copions très intelligemment le système du Canada dans notre pays, dans le domaine de la culture, je crois que ce serait 1/4 de la population ivoirienne que le gouvernement fera sortir de la pauvreté de manière directe et indirecte. En retour avec tout ce que possède notre pays au niveau culturel, ce serait un enrichissement pour le Canada.

Quels sont les domaines spécifiques qui sont concernés par ces échanges ?                                                                                               

Je pense que tous les domaines de la culture sont concernés par ces échanges. En commençant même d’abord par la langue…

Vous qui vivez au Canada, pensez-vous que la Côte d’Ivoire est suffisamment connue par ce pays ? 

Les canadiens aimeraient bien connaître la Côte d’Ivoire, mais ils en savent à peu de ce pays. C’est d’ailleurs un combat que « Les Productions Métissage »  veut  mener  au travers les échanges culturels.

Quelle est la plus grande manifestation que vous prévoyez pour marquer l’existence de votre structure ? 

Je prévois en dehors des spectacles que j’organise cet été, organiser un festival international, le premier d’ailleurs du genre dénommé Festival International les Croisades Métissées, qui pour des raisons de chronogramme se déroulera en septembre. C’est est un festival de rencontres de culinaires et de musique. Il faut noter que de très grosses surprises seront réservées à la population québécoise et et les communautés étrangères vivant ici.

Votre structure s’inscrit-elle dans la pérennité ?                                                                                                                      

Oui, bien sûr ! Mon équipe et moi avons plusieurs bons projets et nous faisons de sorte à ce que tous ces magnifiques projets se réalisent avec le temps et l’expérience.

Votre structure existe-elle aussi pour déconstruire les préjugés qui existent entre ces deux pays ? 

Je ne connais pas les préjugés qui existent entre le Canada et la Côte d’Ivoire. Par contre je sais que les canadiens aiment les ivoiriens et souhaitent simplement avoir des relations débarrassées de tout préjugé.

Justement, quelle opinion les canadiens se font généralement des ivoiriens en matière de culture ? 

Il faut reconnaître qu’au niveau de la musique, un certain style de musique ivoirienne, qui est le couper-décaler, qui n’est d’ailleurs pas la meilleure à mon avis est connue au Canada. Avec ma structure nous feront mieux en montrant ce qu’il y a de valorisant dans notre culture. Notre culture est tellement riche qu’elle ne saurait se résumer à ces phénomènes de mode. C’est aussi un autre combat que je compte mener et gagner avec le soutien de tous.

Qu’est-ce que les canadiens connaissent de façon générale de la Côte d’Ivoire sur le plan culturel ?

Je crois que la Côte d’Ivoire est connue des canadiens par son côté festif avec la fameuse Rue Princesse de Yopougon dont ils ne cessent jamais d’en parler quand même bien ils n’y sont jamais arrivés. Ils ont déploré la destruction partielle de ce lieu par le gouvernement.

Un appel à lancer aux deux peuples… 

Je voudrais dire que la Côte d’Ivoire et le Canada sont deux grands pays culturels qui s’enrichiront mutuellement dans les échanges. Lesquels échanges seront bénéfiques pour les deux pays.

Avez-vous un message à lancer à l’endroit de ceux hésitent à rejoindre votre structure ?

C’est très simple. Je voudrais dire que « Les Productions Métissage »  est ouverte à toutes les compétences et surtout à ceux qui veulent faire rayonner la culture ivoirienne au Canada. Il est temps de rejoindre notre train culturel car le meilleur reste à venir. Bientôt il n’y aura plus de places dans le train (Rires).

 

Raymond LOUKOU