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“Maîtresse d’un homme marié”, série sénégalaise qui dépeint les relations idylliques entre hommes mariés et jeunes filles

Irene COULIBALY | | Cinéma

La série culte sénégalaise, “Maitresse d’un homme marié” est diffusée depuis le mois de janvier sur la chaine privée 2STV. Elle met en scène cinq belles jeunes femmes, indépendantes et urbaines, dont certaines entretiennent des relations avec des hommes mariés.

Si cette série est très appréciée par une frange de la population qui ne manque pas de se positionner devant l’écran pour ne rater aucun épisode, pour d’autres (hommes) ce n’est pas le cas. Le conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a quant à elle rappelé à l’ordre la série, suite a des plaintes pour ne pas laisser transparaitre des images choquantes. La série fait son chemin et gagne de plus en plus de l’audience.

La douleur des épouses délaissées pour des plus jeunes, l’hypocrisie des hommes, le désir d’émancipation des femmes sont entre autres les sujets qui sont traités dans cette série. L’une des raisons de son succès est que chaque téléspectateur s’identifie dans cette série à travers un personnage.

 

Une série qui réveille des passions

L’engouement autour de la série est tel que l’un des acteurs a même reçu une gifle d’une femme d’un certain âge alors qu’il faisait du sport sur la corniche de Dakar. Celle-ci lui a dit : arrête de boire et occupe-toi de ta famille ! selon la productrice exécutive, Kalista Sy. Et sur YouTube, chaque épisode est vu entre un ou deux millions de fois. À cela, s’ajoute les commentaires et éloges.

Bien que le succès soit une réalité pour “Maîtresse d’un homme marié”, toute l’équipe de tournage doit faire face à des pressions de tout ordre : religieuses, machismes, problèmes techniques et bien d’autres.

Au-delà de cet aspect, l’on pourrait qualifier la série de moralisatrice car les briseuses de ménage se voient toujours blâmées par leur entourage. La série est donc une forme de sensibilisation même les effets peuvent être lents et les concernés “insensibles”.

 

Irène COULIBALY