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Film ivoirien « Résolution », lauréat de deux prix spéciaux  du Fespaco 2019

Arsene DOUBLE | | Cinéma

Les réalisateurs ivoiriens Boris Oué et Marcel Sangne du long métrage « Résolution » ont remporté, lors de la 26e édition du Fespaco, deux prix spéciaux : le Prix de la CEDEAO de l’intégration et le Prix Félix Houphouët-Boigny du Conseil de l’entente. Le film a été également en lice pour l’Etalon d’or de Yennenga, décerné à « The Mercy of the jungle » (La miséricorde de la jungle), du réalisateur rwandais Joël Karekezi. Dans « Résolution », nos réalisateurs abordent sans détour la question de la violence faite aux femmes. La terreur se cache derrière l’idylle ostentatoire d’un couple « parfait » entre une femme de carrière et un mari apparemment compréhensif. Hélas, leur histoire est née et scellée par la violence.

« Sauver une femme », tel était le mot d’ordre sur le tournage de « Révolution » à en croire le coréalisateur ivoirien, Boris Oué. Et le pari semble avoir été atteint au regard des applaudissements et réactions vives des spectateurs et spectatrices, qui ont accompagnés la projection du long métrage, lors de l’édition 2019 du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui s’est déroulé du 23 février au 02 mars 2019.

« Résolution » a été non seulement lauréat des Prix de la CEDEAO de l’intégration, composé d’un chèque de FCFA plus un trophée, et Félix Houphouët-Boigny du Conseil de l’entente, comprenant un chèque de 10.000.000 FCFA suivi d’un trophée, mais aussi en lice pour l’Etalon d’or de Yennenga, décerné à « The Mercy of the jungle » (La miséricorde de la jungle), du réalisateur rwandais Joël Karekezi.

Boris Oué et Marcel Sangne, dans ce film, traite sans détour de la question de la violence faite aux femmes. « Résolution » a été non seulement lauréat des Prix de la CEDEAO de l’intégration, composé d’un chèque de 15.000.000 FCFA plus un trophée, et Félix Houphouët-Boigny du Conseil de l’entente, comprenant un chèque de 10.000.000 FCFA suivi d’un trophée, mais aussi en lice pour l’Etalon d’or de Yennenga, décerné à « The Mercy of the jungle » (La miséricorde de la jungle), du réalisateur rwandais Joël Karekezi.

Boris Oué et Marcel Sangne, dans ce film, traite sans détour de la question de la violence faite aux femmes.

L’héroïne du long métrage, Yenan, femme d’une trentaine d’années, parait, aux yeux de la société, vivre un mariage heureux aux côtés de son époux, Marc Kassy, dans la quarantaine et procureur. Ils font partie de la bonne société, ils sont beaux et brillants. Yenan dirige d’une main de fer une usine de cacao. Elle est la mère d’un fils de 16 ans, Kevin. Tout pourrait aller pour le mieux, si Yenan n’était pas victime des crises de violences de son mari.

Ce film est une radioscopie réussie de la condition dégradante de la femme au foyer.

 « De la résolution de tout un chacun, de vous, de moi, de chacun qui nous lit ou nous écoute. Il s’agit justement d’être résolu de prendre position non seulement par rapport aux violences faites aux femmes, mais surtout de s’engager et de ne pas banaliser ce phénomène. Nous voulons vraiment que, à la sortie de ce film, que tout le public soit résolu de mettre le débat sur la table ou – au meilleur des cas – le dénoncer. », a précisé Boris Oué à propos de l’enjeu du film.

Le coréalisateur s’est dit également satisfait d’avoir touché, par ce film, une femme. « Après, bien sûr, on vise aussi l’Étalon d’or, mais le fait d’avoir déjà touché une femme avec le film, pour nous, on a déjà réussi. », s’est-il réjoui.

Le fait d’être en lice pour l’Etalon d’or de Yennenga cette année constitue une grande fierté pour les jeunes cinéastes ivoiriens.  « Nous sommes très contents d’être sélectionnés en compétition. Nous sommes tout jeune, c’est notre premier film au Fespaco. Cela représente beaucoup pour nous. On essaie de se positionner un peu pour représenter le futur du cinéma africain. Pour moi, c’est une très grande fierté. Pour nous, c’est magnifique d’être ici. », a fait savoir Boris Oué.

Arsène DOUBLE