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Décès du réalisateur Joel Schumacher à l’âge de 80 ans

Danielle YESSO | | Cinéma

Joel Schumacher, rendu célèbre par les films Génération perdue et l’Expérience interdite, mais aussi des blockbusters tels que Batman Forever, nous a quittés ce lundi 22 juin. Le réalisateur avait 80 ans et demeure une figure du cinéma à suspense des années 1990.

Les représentants du réalisateur de L’Expérience interdite, Joel Schumacher, ont annoncé son décès ce lundi 22 juin à l’âge de 80 ans à New York, la ville où il est né. Le réalisateur se battait depuis plus d’un an contre le cancer. Joel Schumacher a dirigé les plus grandes stars d’Hollywood, telles que Julia Roberts, Arnold Schwarzenegger ou encore Tom Cruise et Nicole Kidman. Un homme multi-casquettes, il a non seulement été à l’origine de thrillers blockbusters, mais s’est également distingué dans la réalisation de films de science-fiction, de séries dramatiques comme House of cards et même de clips musicaux à succès comme celui du chanteur Seal pour son tube Kiss from a rose.

Costumier de formation, Joel Schumacher s’est rapidement mué en réalisateur acclamé avec le succès de l’Expérience interdite en 1991, avant de devenir spécialiste de films haletants à gros budget. Malgré des succès mitigés tant critiques que commerciaux, il sera choisi pour succéder à Tim Burton en réalisant Batman Forever et Batman & Robin. Mais il ne s’est pas arrêté à un seul genre, signant des films de guerre et plusieurs comédies absurdes telles que Personne n’est parfait en 2000 avec Philip Seymour Hoffman et Robert De Niro. En plus de savoir superviser des superstars, Joel Schumacher avait aussi l’oeil pour repérer de jeunes talents et est considéré comme responsable du début de carrière de grands comédiens et comédiennes tels que Colin Farrell dans Phone Game, considéré comme l’un de ses meilleurs films, Gerard Butler, ou encore Demi Moore et Kiefer Sutherland. Mais le style du réalisateur n’était pas du goût de tous les cinéphiles.

Si les amateurs de sensation forte et de suspense remplissaient les salles de cinéma qui projetaient ses films, les critiques l’écharpaient pour son manque de finesse. Le Batman qu’il a dirigé fait par ailleurs partie des plus décriés de la franchise. Un journaliste du Monde avait décrit son style ainsi : “Comme à son habitude, le regard du cinéaste est à la fois voyeur et moralisateur, sarcastique et fleur bleue.” Un destin en dents de scie qui a tout de même indirectement contribué à changer le cinéma contemporain.

 

Danielle YESSO