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Renforcement de capacité: Les journalistes culturels d’Afrique francophone instruits aux règles de la critique

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Rotonde-des-arts

Il s’est ouvert récemment dans la capitale économique ivoirienne (Abidjan), un séminaire de formation à l’attention des journalistes culturels d’Afrique Francophone.

Le séminaire qui s’est déroulé dans les locaux de la galerie « La Rotonde des arts » sise au Plateau était une initiative de l’Académie des Sciences des Arts, des cultures d’Afrique et des Diasporas (Ascad).  L’objet principal de cette rencontre était de fournir  aux journalistes culturels des outils pour la lecture d’une œuvre artistique.

Le séminaire  présidé par le Pr Aidara Daouda, sous la houlette du professeur Yacouba Konaté Pco (président du comité d’organisation) de ce conclave,  a débuté par une communication de Ramon Tio Bellido (ancien secrétaire général de l’association internationale des critiques d’art). Portant sur : « le  Panorama des grandes figures de l’histoire de l’art en occident ». Cette communication  a permis de se rendre compte que la question de l’art était  liée au départ à la question de l’artisanat.

S’appuyant sur le cas de l’occident, le conférencier a démontré comment progressivement l’on est sorti d’une sorte de capacité technique à une étape de créativité intense, laquelle confère automatiquement le statut d’artiste.  Ainsi informe le conférencier, qu’à partir des années 60, l’on a assisté à un changement au niveau de la perception de la fonction d’artiste. Laquelle était attribué à l’époque à toute personne ayant  la capacité de faire observer les différentes mutations en cours dans le monde à travers un travail de recherche parfaitement structuré.

Ramon Tio Ba insiste également, sur la nécessité pour les journalistes culturels de disposer de clef de lecture des œuvres artistiques. Ce qui selon lui, leur éviterait de servir aux lecteurs un texte empreint de confusions sémantiques, qui altérerait le travail de description soumis à leur appréciation. L’hôte de l’Ascad estime en outre que  le pouvoir de création de l’artiste lui donne le pouvoir capital de décider de sa création. Donc de juger de la pertinence de l’œuvre qu’il met à la disposition du public.

L’initiative faut-il le rappeler est un projet ficelé par le domaine des arts et de la culture de l’Ascad. Elle a pris fin par  un vernissage. En présence de pays hôtes que sont le Cameroun, le Congo, Le Sénégal, le Burkina Faso, Le Niger  etc…

 

Séphora