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PEINTURE ET SCULPTURE RHODE MAKOUMBOU, UNE CONGOLAISE AU TALENT FOU!

Remi Coulibaly | | Arts Visuels

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Du 1er au 16 novembre, la galerie «Le Dompry» au Plateau, immeuble Nour Al Hayat, abritait une exposition innovante, mêlant sculptures et peintures, d’une même et unique artiste: la Congolaise (Congo Brazzaville) établie en Belgique, Rhode Bath-Shéba Makoumbou..

Elle était donc la seconde artiste plasticienne à y exposer, juste après le maître Monné Bou qui y était tout ce mois d’octobre.
A 32 printemps, cette artiste précoce, nourrie à la sève de la peinture par son père, le peintre David Makoumbou, est devenue l’une des signatures africaines les plus présentes dans les expositions d’arts plastiques de par le monde, ces cinq dernières années.
En effet, Rhode est atypique, à tous égards. A travers ses œuvres sculpturales comme picturales, ce sont surtout, les activités sociales de la femme africaine qui sont mises en exergue.
Dans les peintures à huile, elle peint généralement au… couteau! La variété de ses toiles s’illustre dans un style rustique et authentiquement africain dont le point d’ancrage est l’art statuaire traditionnel. Mais également, sa peinture est influencée par les courants réaliste, expressionniste et cubiste.
Depuis 2002, Rhode Makoumbou a créé de nombreuses sculptures en matière composée (sciure et colle à bois sur structure métallique) représentant les métiers des villages qui tendent à disparaître. Certaines culminent à plus de trois mètres!
En l’invitant à Abidjan après son exposition à Bilbao en Espagne, au mois d’octobre, Mme Emilienne Anikpo N’Tamé, la galeriste, voulait faire partager la perception que l’artiste a du monde avec les esthètes d’Eburnie. Car, Rhode Makoumbou se considère un peu comme «une artiste archiviste de la mémoire sociale et culturelle de l’Afrique en général, et du Congo en particulier».