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Nouveau musée du KGB, retour sur les heures les plus sulfureuses de la guerre froide

Jean Paul Tra Bi | | Arts Visuels

Le nouveau musée du KGB de Manhattan vient d’ouvrir ses portes en faisant l’objet de présentation de nombreux objets originaux utilisés par les services de renseignements soviétiques. Ce nouveau musée est situé en plein cœur de Manhattan, il fait revivre les heures les plus sulfureuses de la la guerre froide. C’est un lieu entièrement consacré au KGB, à New-York.

« KGB, ce sont les initiales pour Komitet gossoudarstvennoï bezopasnosti, le Comité pour la Sécurité de l’État. » Bienvenue au musée du KGB, les (parfois tristement) célèbres services de renseignement de l’ère soviétique… un improbable bric-à-brac qui réunit 3 500 objets utilisés par les espions de l’époque.

Le télégraphe fut l’un des objets presentés dont l’objectif est d’envoyer des SOS, une réplique du « parapluie bulgare » qui a permis d’éliminer à Londres un dissident grâce à une seringue remplie de ricine, une machine à écrire cryptée Enigma, un détecteur de battements cardiaques et de nombreux appareils d’espionnages vidéos, ainsi que l’arme la plus célèbre du KGB : « Le rouge à lèvres… du baiser de la mort. C’était vraiment l’arme typique au KGB : l’une pour l’attaque et l’autre pour la protection et ça ressemble à un rouge à lèvres classique, mais quand vous l’ouvrez et le tournez, il tire une balle. »

Depuis l’ ouverture de ses portes ,le nouveau musée a accueilli environ 2 000 visiteurs pour découvrir les méthodes d’espionnage des Soviétiques. Il faut également noter que ce musée profite d’un contexte politique favorable avec les nouvelles tensions entre Moscou et Washington.

<< En ce moment, aux États-Unis, je pense que c’est toujours dans un coin de la tête, remarque Kelly, historienne, mais je serais a priori tout de même venue, même sans ces nombreux échanges entre Trump et la Russie. Mais c’est sûr que ça ajoute un peu de piquant à cette visite.>>

Selon Jim Lytle, un publicitaire retraité ,après avoir visité les lieux avec sa femme dernièrement, est reparti emballé. »Ça montre vraiment comment nos deux pays essayaient constamment d’obtenir les secrets de l’autre », dit-il, avant d’ajouter: « Nous sommes dans un autre type de guerre maintenant, beaucoup se passe sur internet et sur les réseaux sociaux ».

 

Jean Paul TRA BI