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Exposition “Zapata” de Williams Brown à la galerie Houkami Guyzagn

Jean Paul Tra Bi | | Arts Visuels

Après avoir exposé ses œuvres dans plusieurs galeries en côte d’ivoire et dans le monde, Williams Brown, professeur titulaire de céramique à l’Ecole Nationale des Beaux d’Abidjan a présenté sa deuxième exposition personnelle ce jeudi 9 mai 2019 à la galerie Houkami Guyzagn. Cette exposition représente « Zapata », un enfant orphelin déshonoré dans toute sa splendeur.

Il était 19h lorsque le rideau fut ouvert sur l’exposition en présence de plusieurs invités, des journalistes et des étudiants des Beaux-arts d’Abidjan. Tous étaient pressés de découvrir ce que cachait les magnifiques œuvres de williams Brown.

Sous forme de porterie, Williams Brown traduit l’histoire d’une vie ancestrale qui n’est rien d’autre que   celle de la vie de « Zapata » qui est un extrait de l’album Destiny, du précurseur du Zêzê Pop, l’artiste chanteur John Yalley, à travers lequel Williams Brown traduit le désarroi de « Zapata ».

 « Il s’agit de décrire le désarroi, le découragement et l’amertume d’un enfant déshonoré » a expliqué williams Brown.

Bien que Zapata soit connu sous le nom d’un quartier de la ville de Gagnoa, Il est également le nom d’un jeune garçon, qui est étouffé par les fausses promesses des siens. Après les obsèques de son père, Zapata se retrouve seul face à son destin tout désespéré. Ainsi, c’est une vie pitoyable et misérable   qui s’offre à ce petit garçon.

Face à une telle situation, Zapata s’arme de courage et affronte les dures réalités de la vie et finit par se réaliser à travers ses dix doigts.

C’est donc à travers la bravoure de ce petit garçon que le céramiste williams Brown a pu caricaturer les doigts comme l’une des premières nécessités de l’épanouissement de l’homme. C’est un façonnage assez extraordinaire qui caractérise l’idéal tout en exprimant la condition de vie humaine.

Pour williams Brown, « les doigts représentent le travail » car l’on doit essentiellement passer par les doigts pour réussir.

Parmi ces œuvres, on trouve des têtes anthropomorphiques traduisant l’identité, le sentiment, la réflexion et les doigts, la manualité.  Ces dessins sont faits à base de terre, eau, air et feu. C’est donc une technique ancestrale.

L’exposition s’est déroulée dans une bonne ambiance, et a reçu un franc succès auprès des amateurs.

Rappelons que l’exposition continue jusqu’au 30 mai prochain à la galerie Houkami Guyzagn.

 

Jean Paul TRA BI