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A Clichy, une ancienne boutique de chaussures désormais transformée en galerie éphémère

Jean Paul Tra Bi | | Arts Visuels

L’ancienne boutique de chaussures préemptée par la ville s’est récemment transformée en galerie éphémère. Les cimaises et les toiles ont remplacé les boîtes en carton et les chausse-pieds.

Prévue pour une semaine le local accueille les artistes, jusqu’au 23 février prochain pour une exposition éphémère. L’accrochage des œuvres s’est terminé depuis samedi 16 février 2020.

« Cette boutique vide, je la vois tous les jours depuis des mois, explique Sébastien Lepeuve. J’avais déjà organisé une expo éphémère rue Barbusse, au mois de septembre, dans un immeuble de bureaux. Ça avait très bien marché et ça nous a encouragés à reproduire le concept. »

Derrière ce projet insolite, on retrouve la patte de Sébastien Lepeuve, jeune entrepreneur local gérant du concept store « Chez Lepeuve », situé sur le trottoir d’en face. Au rez-de-chaussée de l’immeuble qu’il a hérité de son arrière-grand-père et que les Clichois connaissent bien pour sa monumentale enseigne au nom de la famille.

Pour la réalisation du projet de cette exposition, le jeune homme n’est pas seul dans l’aventure, il est accompagné par une dizaine d’artistes.

« J’ai choisi les artistes et les œuvres avec Taras et Nikita Sereta, deux frères et artistes Ukrainiens qui sont en résidence chez moi, explique-t-il. Ensemble nous avons créé le concept “Let us in”, laissez nous entrer sur le marché de l’art comme dans des lieux improbables… »

« Il y a des jeunes des Beaux-Arts comme des artistes qui n’ont pas de formations artistiques. Certains sont déjà très connus sur le marché de l’art, d’autres moins. L’important c’était que leur travail nous parle », précise Sébastien Lepeuve.

Rappelons que toutes les œuvres sont à vendre, l’exposition est autofinancée. Et cela va de 700 € à 6 500 €. « La clientèle de Clichy a beaucoup évolué. Pour les artistes c’est très agréable d’y vivre, c’est comme une bulle près de Paris », ajoute Sébastien Lepeuve.

 A terme, le local doit se transformer en boutique de décoration.

 

Jean Paul TRA BI