Suivez Nous

Le togolais, Sitou Matthia, l’un des plus grand graffeur d’Afrique

Arsene DOUBLE | | Art contemporain

Le caméléon du graffeur est visible rue de l’Ourcq, à Paris. © Crédit Photo: Sitou Matthia

Installé à Paris, pionnier majeur du graffiti, street artiste et graphiste designer togolais, Sitou Matthia, 34 ans, depuis 2003, exprime, par ses œuvres, la diversité culturelle, sensibilise et communique avec les passants. Il a œuvré, aussi, pour populariser, la culture du graff en Afrique. Et, comme une signature, le dessin d’un caméléon, haut en couleur, figure dans la plupart de ses créations. Le caméléon, son animal préféré, est le symbole de la diversité et de l’adaptation selon lui.

« Embellir l’espace public » n’est pas chose simple et fortuite. Installé à paris, le street artiste et graphiste designer togolais, Sitou Matthia, 34 ans, nous en dit plus, par l’esthétique de ses créativités. Le graff lui permet d’exprimer la diversité culturelle et tient lieu d’outil de sensibilisation et de communication. Le street artiste togolais va, aussi, œuvrer pour populariser la culture du graff en Afrique. Et dans la plupart de ses œuvres figurent un caméléon haut en couleur, son animal préféré. Le reptile, qui prend la couleur de son environnement, de tout ce mélange qu’il y a autour et finit par former un tout, est tout un symbole. En ce sens qu’il représente la capacité des individus à s’adapter.

Sitou Matthia, vivant à paris, peut exprimer la diversité culturelle par ses créations. Selon lui, « le mur parle ». Avant de peindre, il s’imprègne de l’ambiance du lieu. Ce n’est donc pas un hasard de constater qu’un bout de mur de la rue de l’Ourcq, du 19e arrondissement de Paris, où réside DaCruz, street artiste emblématique, comporte le dessin d’un caméléon, signant son passage.

« Ce quartier, c’est un mélange, c’est la diversité. Dans ma peinture, mes couleurs, je parle de la diversité tout le temps. De la diversité culturelle qu’on a, du partage, des liens. C’est pour ça que j’ai dessiné un caméléon. Le caméléon prend la couleur de son environnement, de tout ce mélange qu’il y a autour et finit par former un tout. », explique-t-il.

Le street artiste, Sitou Matthia cherche, également, par ses créations, à communiquer avec les passants. C’est l’une des raisons pour lesquelles il a souvent participé à des événements liés à des thématiques sociales ou sanitaires comme « la Caravane Graff et Santé », au Sénégal.

Il a aussi créé le festival Kin-graff, en République démocratique du Congo, dont l’une des éditions avait pour thème : « Peindre contre le VIH Sida ». « C’est une manière pour nous d’utiliser notre art comme outil de communication et de sensibilisation », résume-t-il. Les paroles s’envolent, mais les murs restent. Et ils sont bavards.

Il s’évertue, par ailleurs, à populariser la culture du graff en Afrique. Du Congo au Togo en passant par le Bénin, Sitou a posé des actions, visant à promouvoir le graff. Il est à l’origine des festivals « Regraff » au Bénin, « The Wall » au Togo et « Kin-graff » au Congo.

Rappelons au passage que le street artiste togolais est un véritable globe-trotter. Il voyage beaucoup, toujours entre ateliers, expositions, fresques et festivals aux quatre coins du monde.

Aujourd’hui, à 34 ans, Sitou fait partie, avec Trez et Patriot, deux autres street artistes, des pionniers qui ont contribué à développer le graff au Togo.

 

Arsène DOUBLE