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Une œuvre d’art de Nicolas Rousseau volée pendant la Deuxième Guerre mondiale, exposée au Centre mondial de la paix de Verdun

Jean Paul Tra Bi | | Art contemporain

Le tableau, une oeuvre du peintre français Nicolas Rousseau, de l’école de Barbizon, a quitté la France au printemps 1944 – Ambassade de France en Allemagne

L’œuvre d’art volée pendant la Seconde Guerre mondiale du célèbre peintre français Nicolas Rousseau a récemment fait l’objet de restitution en repassant la frontière franco-allemande. Le tableau est exposé au Centre mondial de la paix de Verdun.

Depuis le 6 août, un tableau du peintre Nicolas Rousseau est restitué à la France après avoir été dérobé durant la Seconde Guerre mondiale, et exposé au Centre mondial de la paix de Verdun, afin de retrouver ses propriétaires.

À travers cet objet d’art, on y voit un pêcheur au bord d’une petite rivière entourée d’arbres… Et au deuxième plan, un village. C’est une scène assez bucolique de la campagne française… »

Alfred Forner, un sous-officier, s’est vu confier l’oeuvre par son supérieur hiérarchique pour la mettre en sûreté. Une fois la guerre terminée et le soldat démobilisé, il encadre le tableau et l’accroche dans le salon familial… Soixante-quinze ans plus tard, en janvier 2019, son fils, Peter Forner, contacte l’ambassade de France de Berlin et raconte l’histoire de la peinture dérobée. L’enquête commence avec le ministère français de la Culture et la Commission d’indemnisation des victimes de spoliation, mais les propriétaires ne sont pas identifiés. Au printemps 2020, il est alors proposé au Centre mondial de la paix d’accueillir l’oeuvre, nous raconte Philippe Hansch. Un lieu particulièrement symbolique, synonyme des déchirements et de la réconciliation franco-allemande.

L’histoire du tableau volé retrace profondément la compréhension parfaite de la Seconde Guerre mondiale.

« Pour mieux comprendre ce qu’est la Seconde Guerre mondiale, ce tableau est un objet un petit peu différent de ce qu’on a l’habitude de présenter, lorsqu’on présente (cette histoire). Donc cela va susciter de l’intérêt. Cela va permettre aux lycéens de s’arrêter et de se poser des questions sur cette période de la Deuxième Guerre mondiale qui s’éloigne un petit peu, mais qui est essentielle pour comprendre aujourd’hui le monde ».

Rappelons que l’exposition de l’oeuvre au Centre Mondial de la Paix, des libertés et des droits de l’Homme est donc considérée comme une sorte d’ultime recours.

 

Jean Paul TRA BI