Suivez Nous

La FAAP-CI au service des mères

Arsene DOUBLE | | Art contemporain

En marge de la première édition de la STREET Expo-Vente, qui s’est déroulée samedi 25 mai à la Fabrique Culturelle aux II Plateaux, la Fédération Africaine sur l’ Art Photographique de Côte d’Ivoire (FAAP-CI) a tenu une exposition d’œuvres photographiques, baptisée « A l’honneur de nos mamans. »

Ils ont presque tous eu un coup de cœur pour l’exposition des œuvres photographiques. Le regard administratif des visiteurs face aux tableaux en disait long. À mesure que se déroulait la 1e édition de la Street Expo-Vente à la Fabrique Culturelle, les visiteurs continuaient de s’émerveiller devant la beauté des œuvres.

L’auteur de ces créativités est : La Fédération Africaine sur l’Art Photographique de Côte d’Ivoire (FAAP-CI). Rencontré par l’équipe de 100% culture, Yannick Amiens, artiste photographe ivoirien et vice-président de la FAAP-CI dit être venu pour présenter les œuvres de la fédération, composée d’artistes photographes de renoms. Pour mieux se faire comprendre, Yannick Amiens préfère avant tout nous parler de la FAAP-CI. Après quoi, il exposera les œuvres cette fabuleuse fédération.

 

L’intérêt de la FAAP-CI

La Fédération Africaine sur l’Art Photographique vise à valoriser l’art photographique. Car la « photographie est un art », selon le vice président de la section Côte d’Ivoire (FAAP-CI).

Le célèbre artiste photographe sénégalais Mamadou Gomis en est l’initiateur. À en croire Yannick, la FAAP-CI compte plus de 120 pays membres. La fédération s’étend aujourd’hui à des pays d’Afrique d’Europe, Asie et même d’Amérique.

Selon lui, la photographie a mis du temps avant d’être reconnue comme un art. Le célèbre poète français Charles Baudelaire, en son temps, avait dit que la photographie n’est pas un art mais un procédé mécanique de la reproduction et « le refuge des peintres manqués. » Mais, il se ravise plus tard après avoir eu un coup de cœur pour un beau portrait. Là, il va reconnaître que la photographie est un art. Aujourd’hui, l’art photographique s’impose dans le milieu artistique.

Les artistes photographes sont à la base des photographes professionnels. Mais, un photographe professionnel, précise-t-il, n’est pas forcément un artiste photographe. « L’artiste photographe travaille toujours sur des thèmes. Il véhicule un message et sensibilise. C’est sa particularité. », clarifie-t-il.

Pour preuve, Yannick Amiens fait savoir que l’exposition des œuvres photographique du moment porte sur le thème « À l’honneur de nos mamans. »

 

La FAAP-CI, un lieu de partage

La FAAP-CI est, avant tout, ouverte à tous les passionnés de la photographie. Photographes débutants, amateurs et professionnels sont les bienvenus. Pour y adhérer, il faut prendre attache avec son vice-président Yannick Amiens.

La FAAP-CI, qui compte plus d’une soixantaine de photographes, fonctionne comme une plate-forme. Elle favorise les échanges d’expériences et d’expertises. Des “masterclass” sont mis à la disposition de tous. Si en y entrant on n’est pas artiste photographe, on a la garantie de le devenir plus tard.

 

Le sens caché des œuvres photographiques

Le vice-président de la FAAP-CI, Yannick Amiens, assure la présentation des différents tableaux. Les œuvres appartiennent chacunes à un artiste photographe, membre de la fédération. Les tableaux exposés tiennent à rendre hommage à la maman. Car elle occupe une place de choix dans la société.

Citons entre autres : « Jeune mariée » de Olivier PODA, président de la FAAP-CI, traduit la joie pour une femme de connaître le mariage. Sa seconde œuvre « L’amour d’une mère », présente une mère avec son enfant. L’œuvre photographique montre combien la mère se soucie du bien-être de son enfant. Elle met tout en œuvre pour lui assurer un avenir radieux.

« Mouhan », qui signifie joie en pays guéré, signé de l’artiste Djeff Colby, témoigne de la joie d’une femme, qui mérite d’être encouragée pour les exploits qu’elle réalise au quotidien.

 « Joy », signé de Pimii Pango, exprime la joie que ce visage à dans l’âme. Une écriture pouvait le dire qu’« un cœur joyeux est un remède pour tout le corps », avance-t-il.

 « Ailleurs », de Pimii Pango, présente une femme aux regards lointains, signe d’une déception. Selon l’artiste photographe, « faisons tout notre possible pour ne pas contrarier nos mères. Elles méritent mieux que cela. »

 « A New sun on Africa », du vice président Yannick Amiens, marque un nouveau départ. Le pouvoir de diriger et de gouverner doit revenir maintenant aux mamans. Tous leurs efforts effectués dans la famille témoignent de leur capacité à tenir les rênes d’une nation, en l’occurrence la Côte d’Ivoire.

 « Conquérir sa joie », de Emmanuel Melin, révèle le pouvoir qu’a la mère d’apporter la joie partout où elle se trouve. Sa voix porte beaucoup. Yannick Amiens estime qu’ « en apportant chez nous cette œuvre, la joie envahira notre maison ».

 

Arsène DOUBLE