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Bedyart, une artiste plasticienne qui magnifie la femme et l’Afrique

Raymond Alex Loukou | | Art contemporain

Bedyart, de son vrai nom Beude Yolande, est une artiste plasticienne ivoirienne qui vit en France. Elle nous parle de son parcours, de ses inspirations, et de ses projets. Elle nous confie aussi son attachement à ses racines africaines et à son pays, la Côte d’Ivoire.

Présentez-vous aux internautes.

Je suis Beude Yolande, alias Bedyart, artiste plasticienne.

Depuis quand exercez-vous comme plasticienne ?

Ça fait plus d’une décennie que j’exerce mon art.

Un parcours succinct de votre carrière.

J’apprécie mon parcours, qui a été couronné de certains prix dont je suis fière. J’ai aussi apprécié les encouragements du ministre de la culture et de la francophonie, madame Françoise Remarck, à qui j’ai eu l’occasion de présenter mes différents prix. Je voudrais sincèrement la remercier.

Dans quel style artistique vous vous inscrivez ?

Je ne pourrais me coller une étiquette pour un style, car je suis à cheval entre le figuratif et l’abstraction.

Quels sont vos thèmes de prédilection ?

Dans la plupart de mes œuvres, je mets en exergue la femme, sur tous les plans et sous toutes ses formes. Sinon, il m’arrive de toucher à d’autres thèmes de notre actualité.

Dans vos tableaux, vous êtes plus proche des racines africaines. Y a-t-il un sens particulier à cette posture ?

Oui, il y a un sens très particulier, car je suis une Africaine avant tout. Il est important d’être attaché à ses racines et à son patrimoine. C’est ce qui nous définit le plus.

On a l’impression que votre présence en France n’a pas fait oublier vos racines africaines. Est-ce une façon pour vous d’envisager votre retour en Côte d’Ivoire ?

Rires. Loin de mon pays, mais plus près que jamais. Effectivement, j’envisage un retour sur la terre de mes ancêtres et j’envisage de participer à l’enrichissement de notre culture. J’aime beaucoup mon pays, la Côte d’Ivoire.

Vous étiez à Abidjan dans le cadre d’une expo en duo avec l’artiste Ozoua Harmonie. Comment avez-vous ressenti cette collaboration ?

Cette collaboration avec l’artiste plasticienne, Ozoua Harmonie, a été très conviviale et enrichissante. Il y a eu beaucoup d’émotion et de dynamisme. Nous avons formé une force féministe. D’ailleurs, nous avons d’autres projets à venir.

Quelles sont les grandes étapes qui vous ont marqué dans votre carrière ?

C’est lorsque j’ai participé à des expositions internationales et nationales, j’étais au contact du public. Ce furent des moments magiques.

Avez-vous eu des moments de doute ?

Bien sûr, des moments de doute, j’en ai eu. Mais le plus important, c’est de se relever et de continuer cette aventure qui est un sacerdoce pour moi.

Quels sont vos projets immédiats et lointains ?

Davantage d’expositions à l’international et créer un pont entre l’Afrique et l’Europe.

Un mot de fin ?

Avec l’art, nous pouvons tout faire. C’est un vecteur d’union, de réconciliation et de paix. Paix à nous tous.

Raymond Alex Loukou

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