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1ère édition de la Street Expo-Vente : Artistes plasticiens et créateurs de mode et beauté égaient les visiteurs

Arsene DOUBLE | | Art contemporain

La 1ère édition de la Street Expo-Vente s’est tenue le samedi 25 mai dernier en prélude de la fête des mères, à la Fabrique Culturelle au II Plateaux-Abidjan. Artistes plasticiens et créateurs de mode et beauté y étaient pour égayer les visiteurs.

Elle est jeune, frêle, mais surtout novatrice. Si la 1ère édition de la Street Expo-Vente voit le jour, ce samedi 25 mai, c’est grâce à cette jeune femme, Marie Eliam qui en est, l’initiatrice, voire l’organisatrice. Étudiante en licence de droit à l’Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan, Marie-Noëlle Eliam est blogueuse Art et Culture. Son blog s’intitule : « MELIAMINE. », issue d’une fusion d’Eliam son patronyme et de meliamine (pigment foncé de la peau).

Il était déjà 10h, lorsque 100% Culture se présente à la Fabrique Culturelle. La star de la street Expo-Vente, Marie Eliam vient à notre rencontre toute souriante et visiblement heureuse. Nous nous installons dans un beau salon, aménagé pour les visiteurs. Nous nous entretenons pendant quelques minutes.

 

L’importance de la street Expo-Vente

La Street Expo-Vente vise à rompre avec la monotonie des cadeaux, notamment les pagnes et la vaisselle, à l’occasion de la fête des mères. A cette fête, les enfants prennent l’habitude d’offrir à leurs mères soit un pagne soit de la vaisselle. Selon Marie Eliam, il était temps que cela cesse.

Aussi, l’évènement vient guider le choix des personnes, qui n’ont pas vu venir de loin la fête. Elles ne se sont pas préparées à offrir un beau présent à maman. Dans la précipitation, le risque d’offrir un objet de peu de valeur est grand.

Intéressés par les arts et cultures, l’organisatrice a voulu que se soit quelque chose d’originale et de différent. Elle décide donc d’associer deux univers différents : les artistes plasticiens et créateurs de modes et beauté.

La Street Expo-Vente essaie, en effet, d’apporter de nouvelles idées et de nouveaux articles, qui sans doute plairont à maman. « Je sais que les mamans seront contentes de recevoir autre chose que des Pagnes et de la vaisselle. », pense-t-elle.

La blogueuse estime qu’une toile offerte, par exemple à maman pourrait lui faire plaisir. La toile assure l’aménagement de l’intérieur d’une maison.

Les perles peuvent également, poursuit-elle, « réveiller la déesse qui sommeille en vous. Un mari pourrait l’offrir à sa femme. C’est un peu coquet. »

Cependant, à propos des pagnes, elle tient à lever l’équivoque. Offrir un pagne en cadeau à maman n’est pas mauvais en soi. L’on peut encore offrir des pagnes, « mais en toute chose, précise la blogueuse, il est important d’apporter de la nouveauté. Ici, on a des pagnes revisités, actualisés, travaillés et des accessoires en pagnes. »

 

La répartition de l’espace

La Fabrique Culturelle est un endroit peu spacieux avec des salles, une estrade, un café et un plein-air où s’épanouissent des fleurs et des palmiers. C’est une salle de spectacle. Elle a été repartie de sorte à contenir toutes les activités du jour. Les artistes plasticiens, à savoir les peintres et les artistes photographes, occupent un espace. L’ont peut voir des toiles et des tableaux posés sur des chevalets. Tout est apprêté pour les expositions.

Il y a également des salons. Un salon aménagé pour que les visiteurs se reposent et passent du temps. Un autre est dédié aux créateurs de mode et de beautés. Là-bas, le visiteur peut s’approvisionner en vêtements et des produits cosmétiques. Ce sont différentes marques avec une touche particulière.

 

L’univers des artistes

Aux environs de 11h, 100% culture part à la rencontre des artistes photographes. Yannick Amiens, artiste photographe ivoirien et vice président de la Fédération Africaine sur l’Art Photographique de Côte d’Ivoire (Faap-Ci) assure la présentation des différents tableaux de ses confrères. Selon lui, l’exposition est baptisée « À l’honneur de nos mamans ». Les tableaux exposés tiennent à rendre hommage à la maman. Car elle occupe une place de choix dans la société.

Citons entre autres : « Jeune mariée » de Olivier PODA, président de Faap-Ci, qui traduit la joie pour une femme de connaître le mariage ; « Mouhan », qui signifie joie en pays guéré, signé de l’artiste Djeff Colby, qui témoigne de la joie d’une femme, mérite d’être encouragée pour les prouesses qu’elle réalise au quotidien ; et « Ailleurs », de Pimii Pango, présente une femme aux regards lointains, signe d’une déception. Selon l’artiste photographe, « faisons tout notre possible pour ne pas contrarier nos mères. Elles méritent mieux que cela ».

Il était maintenant temps d’entrer dans l’univers du collectif Mando Arts, food et clothes. Brou Koffi Fernand, de son nom d’artiste Juste Leandre Fernand, l’un des responsables de Mando Art, nous dit bien de choses sur le collectif, mais surtout sur Mando Arts. Le collectif compte des artistes complets : ils font de l’art plastique, ferronnerie, ébénisterie, reprise de chanson, tapisserie, photographie, etc.

La thématique de leur exposition est « Réconciliation ». Leur concept, à en croire Juste Leandre Fernand, est « le Vougloume Spirit », c’est-à-dire « l’art de réconcilier par la couleur. Parce que Chacun de nous est une couleur. »

Ils font beaucoup usage de la « peinture bio ». Leurs toiles présentent plusieurs couleurs bien agencées. Chacune d’elles a un sens. Pour la Street Expo-Vente, ils mettent en place un “live painting”. Les visiteurs ont la possibilité de créer leur toile sur place. Ils doivent avant tout s’acheter des toiles vierges. Des peintures sont mises à leur disposition. Les professionnels les assistent. Une fois la toile confectionnée, elles les appartiennent et pourrait être offertes à la mère comme une spéciale dédicace.

Le designer et illustrateur, Emmanuel Grebo propose des masques en miniature, des chaussures retravaillées et de petits tableaux. Son manager, Traoré Sarah, fait mention de la créativité de l’artiste.

 

L’univers des créateurs de modes et beauté

Notre équipe de reportage fait enfin un tour dans l’univers des créateurs de modes et beauté. Directrice de Lone Boutique, Waida propose des chapeaux déjà tressés pour ceux qui n’aiment pas attacher les foulards, des boubous, des robes et surtout des tenues décentes.

Une dermo-conseillère de Missapi, une ligne de cosmétique, prend le soin de nous expliquer le mode d’emploi de ses produits. Ce sont des produits spécifiques aux problèmes de peaux. Il s’agit de l’argile sous toutes ses formes, des crèmes, lait, spray pour les pieds, des baumes, etc.

Des casquettes, des chemises et des pagnes sont soit posés sur les étals, soit suspendus à des cintres. Ce sont des articles de modes.

Il était 17h, lorsque nous quittons les lieux. La Fabrique Culturelle continuait de recevoir des visiteurs. Les artistes plasticiens et créateurs de mode et de beauté échangeaient les contacts avec des clients. L’ambiance était parfaite. Cette 1ère édition de la Street Exposition a été un véritable succès !

 

Arsène DOUBLE