100pour100culture.com

No.5
aout 2007

100% potins

Une séléction de Katarina Sahlin

Le Centre Momboye innove
LE CENTRE DE DANSE MOMBOYE, (qui fera une petite pause en août, du 12 au 20), revient dès le 3 septembre avec une nouvelle grille de cours, tous plus séduisants les uns que les autres pour les amateurs de rythme, de tonus et de bien être. Un programme complet qui saura, non seulement, vous réconcilier avec votre corps mais aussi vous proposer un voyage rythmique en Afrique et dans le monde grâce à ses professeurs venus des quatre coins du globe.
À NOTER SUR VOS AGENDAS : les PORTES OUVERTES samedi 22 et dimanche 23.

La Fesci et le Burida accordent leurs violons
Une révolution ! Qui l’eut cru ? La Fesci (fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire) va traquer les pirates sur les campus universitaires ! Ce n’est ni une rumeur encore moins une plaisanterie de mauvais goût. Jeudi 26 juillet, la Fesci va parapher, justement sur le campus de Cocody, avec la direction générale du Burida (Bureau ivoirien des droits d’auteur) une convention pour « éradiquer les activités de la contrefaçon sur les campus ». Prosaïquement, la Fesci va dire directement à ses membres de ne plus pirater les œuvres musicales des artistes ivoiriens et surtout de ne plus fournir les revendeurs de CD piratés qui pullulent sur les grandes artères et surfaces d’Abidjan. Pour l’heure, rien ne filtre quant aux dispositions de ladite convention. On sait seulement que ce document vise à impliquer les «fescistes » dans la chasse aux pirates dans les cités « U ».


Mohamed Dia : sa nouvelle vie aux USA
“En France, les gens n’acceptent pas la réussite ; alors qu’aux États-Unis, la réussite est appréciée par toutes les communautés.” Celui qui s’exprime ainsi, c’est Mohamed Dia. Un jeune Black de Sarcelles en France, qui a « percé » dans le sport wear en Europe. Il se décrit volontiers comme un businessman et non comme un styliste. C’est un Africain qui est né en France et qui a appris (comme plusieurs jeunes Africains) la culture africaine en France. Il a évolué dans cet univers influencé par le système américain. Sa réussite a poussé à une certaine jalousie qui a failli lui coûter la vie, il y a quelques années. En effet, au sortir d’une soirée, il a reçu une rafale de tirs au pistolet qui lui a laissé des séquelles physiques et morales. Depuis, il s’est exilé au pays de l’oncle Sam. Il en a profité également pour signer des contrats juteux avec la NBA et un certain Tariq Abdul-Wahab. Sur son calepin, il y a des tournées de partenariats en Afrique, où il mène régulièrement des actions. Et parmi ses projets, il y a la mise sur le marché des produits les plus classiques et la création d’un label de musique.

Prudence Oliko : ce chausseur ambitieux
L’histoire pourrait s’intituler « Oliko Prudence et sa passion pour les belles chaussures ». Cette passion est née depuis l’enfance de l’artiste. À cette époque, son père architecte de formation, portait des chaussures Weston et des Churchs. « J’ai très tôt porté des chaussures haut de gamme », révèle l’artiste. Avec son baccalauréat en poche, Prudence Oliko part de la Côte d’Ivoire pour la France. Comme son père, il se destinait au métier d’architecture. Mais après seulement trois mois de formation, il abandonne cette discipline au profit de sa passion pour les chaussures. En 2001, Prudence Oliko intègre l’école d’art de Paris. Parallèlement, il prend contact avec la Fédération Française de Chaussures afin de pouvoir participer à des salons sur la mode. L’artiste aime à dire qu’il s’est formé sur le tard avant d’acquérir de l’expérience en travaillant pour des maisons de renom comme Hardrige et Udo Edling. Tous les modèles de chaussures prennent forme dans sa tête. Il les traduit ensuite en croquis avant la phase de fabrication. Pour cela, Prudence Oliko s’entoure d’énormes cahiers à croquis, de cuir, de la colle, de la teinture, des outils à façonner comme la scie et le satin, une machine à coudre et des peaux. Des éléments simples confirmant ainsi la particularité de l’artiste. Aujourd’hui, il a réussi à imposer sa griffe et son savoir-faire. Le studio Oliko à Paris enregistre des clients venus du monde entier pour acquérir des chaussures de ses collections. Prudence Oliko est né le 05 juin 1976 à Paris.

Yves de M’bella se porte bien
On l’a d’abord connu comme animateur de radio puis comme présentateur et ensuite en tant que promoteur de spectacles. Mais il y a quelques mois, une méchante maladie a failli l’emporter. Il s’en est sorti in extremis et comme s’il voulait rattraper le temps, Yves dit « Le Capricorne » se signale sur radio Nostalgie Côte d’Ivoire avec l’émission « N’importe quoi ! ». Un talk-show relâché qui plaît. Il y a 14 ans, quand il débarquait de son Cameroun natal, il ne savait pas qu’il signait un pacte d’amour et de raison avec la Côte d’Ivoire, son pays d’adoption… Et puis, un matin, il s’effondre. Presque dans le coma. Les rumeurs les plus folles courent à son sujet. On annonce même son décès. En fait, il n’en était rien. Son état était dû à un caillot de sang qui s’est formé dans le cerveau, suite à un excès de cholestérol. Il a frôlé la mort et il le reconnaît lui-même : «C’est grâce à l’assurance de la mère de mon fils que je m’en suis sorti. Les charges ont été allégées et j’ai dû mettre la main à la poche. Et ce ne sont pas les 140 000 F cfa de salaire que je gagne à radio Nostalgie qui me permettront de vivre”. Est-ce pour cela qu’on ne t’entend pas à la radio ? “Non, j’anime deux fois par semaine et c’est suffisant. Ce que je gagne à Nostalgie est le 1/10e de mes charges”. Aujourd’hui, c’est cette radio qui lui donne une autre jeunesse après les rumeurs d’homosexualité, de séropositivité sur son compte : « Je suis de nature provocateur. J’aime déconner et c’est ma vraie nature que je dévoile à l’antenne dans l’émission N’importe quoi ! Tout le monde aime le sexe. Je veux choquer et ça marche…(…) Je suis bien portant et je ne suis pas séropositif. Et puis même si c’était le cas, il y a bien des médicaments pour vivre tranquillement. Dieu merci, je suis sain. Et je ne suis pas homo non plus. Je respecte ceux qui ont choisi cette forme de sexualité. Si quelqu’un à Abidjan peut témoigner que je le suis, qu’il informe la presse et je lui remets 1.000.000 f cfa ».

Bil Aka Kora fait son trou
En novembre 1997, le Ministère de la Culture lance les Grands Prix Nationaux destinés à récompenser les meilleurs artistes. Bil Aka Kora remporte le premier Prix de la Chanson moderne. C’est le début d’une carrière prometteuse. Après avoir fait le tour de certaines scènes de la capitale burkinabé, le jeune Bil décide de se lancer dans une carrière professionnelle. Au même moment, Seydoni Production, qui ouvre son unité de duplication professionnelle prend les choses en main. En décembre 1998, il sort le premier album intitulé « Douatou » (faiseur de pluie en langue Kasséna). Habitué à la scène, Bil forme son groupe le Djongo Système, avec lequel il conquiert de nombreuses scènes au Burkina Faso, en Belgique, en France et au Canada. Très vite son rythme s’impose. La danse qui l’accompagne met en scène des danseurs qui rivalisent de puissance pour séduire les femmes et prouver ainsi leur valeur. L’énergie, la vitalité, l’émotion et la sincérité sont les éléments principaux qui la caractérisent. L’artiste a pendant longtemps étudié la rythmique Kasséna. Il en maîtrise parfaitement les pas de danse. En novembre 2001, il sort le 2ème album de Bil Aka Kora, intitulé Ambolou (c’est-à-dire ce qui m’est cher). Celui de la maturité pour l’artiste. La Djongo Music, qui a su conquérir le public, peut désormais se permettre de visiter d’autres univers musicaux (peuhl, reggae, mandingue...), en y apportant sa propre touche. Cette unité dans la diversité permet à l’artiste de présenter des spectacles extrêmement riches, alternant musiques traditionnelles et modernes.