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No.48
mars 2011

Livre: Et de trois pour «Les coups de la vie»!

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La chroniqueuse de l’hebdomadaire féminin Go Magazine, Anzata Ouattara, remet le couvert avec les histoires (presque) vraies de ses lecteurs (trices) à travers le troisième tome de la série qu’elle vient d’éditer.

Vingt-cinq histoires ou plutôt témoignages dont quinze inédits. Un best of de la rubrique «Les coups de la vie» qu’elle anime dans les colonnes de l’hebdo Go Magazine et qui fonde la notoriété du plus vendu des magazines ivoiriens depuis trois ans. Oui, Anzata Ouattara offre, en ce début d’année, une compil d’histoires captivantes, vécues par ses lecteurs et (surtout) lectrices. Des récits de tranches de vie souvent douloureuses, parfois surprenantes, mais toujours insolites pour les esprits cartésiens. Au-delà, ces témoignages qui se veulent volontiers authentiques, apparaissent comme un miroir reflétant la société ivoirienne, voire africaine, d’aujourd’hui.

A la lecture de ces «Coups de la vie», l’on se rend à l’évidence que l’existence n’est pas toujours tendre avec les hommes. Car souvent meublée de haine, de méchanceté gratuite, de coups bas… Mais la vie y est aussi perçue comme expression du don de soi, d’altruisme, d’amour vrai et sincère… Cet amalgame de réalités controversées est la matière première de ce livre. Amour (presque) impossible, Mon blanc aux yeux bleus, Pardonner oui, mais oublier…, Ils sont partis avec notre secret, Voleuse de mari, Pour s’enrichir, mon fils a abusé de moi…, sont autant d’histoires à (re) lire avec délectation.

S’il est avéré que les témoignages compulsés dans l’ouvrage sont contemporains du citoyen lambda, la valeur à eux ajoutée réside dans la catharsis sous-tendue. Et c’est le préfacier, Zohoré Lassane, caricaturiste émérite (directeur de publication de Go Magazine et Gbich) qui exprime ce volet thérapeutique en parlant de «confession» plutôt que de témoignage. Aussi, paraphrasant Bourd, il déclare au sujet de la confession: «Dès qu’on a percé l’abcès et qu’on l’a jeté dehors, on sent tout à coup la sérénité se répandre dans l’âme». Cette citation traduisant, à l’envi, l’état d’âme de ces hommes et femmes qui ont choisi de se confier à Anzata Ouattara, «la confidente publique». «Qui pour se soulager d’un lourd fardeau qui leur pèse, qui pour partager une expérience inédite qui a laissé une empreinte indélébile dans leur vie».

Âgée de 37 ans, Anzata Ouattara, titulaire d’un Master en journalisme, après avoir été déléguée médicale et commerciale, anime sa rubrique «Les coups de la vie» depuis 2004. Mère de 4 enfants, cette dame a su, au fil des années et des pages de son magazine, inspirer confiance, être un modèle, tout en ne s’érigeant pas en donneuse de leçons, encore moins en juge des témoignages de ses interlocuteurs. Mais, comme susdit, en «confidente publique». Pour exorciser «les coups de la vie».