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No.48
mars 2011

Evènement : Aimé Césaire bientôt immortalisé au Panthéon

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En marge du voyage présidentiel de Nicolas Sarkozy en Martinique, l'Élysée a annoncé qu'un hommage national sera rendu au poète martiniquais Aimé Césaire, mort le 17 avril 2008 à 94 ans, après avoir consacré sa vie à la poésie et la politique. Une cérémonie sera organisée au Panthéon, à Paris, au mois d'avril prochain.

L'Elysée a précisé qu'au cours de cette cérémonie, une plaque à la mémoire de l'intellectuel et homme politique sera scellée au Panthéon, «marquant ainsi la reconnaissance de la France dans son ensemble». Père du célèbre concept la négritude - la conscience d'être noir -, Aimé Césaire se disait «fondamentalement poète, mais poète engagé» et «nègre, nègre, depuis le fond du ciel immémorial».

Célébré à l'université, à la Comédie-Française, écrasante figure de la société martiniquaise, il a écrit des œuvres majeures qui portent en elles le souffle puissant de la poésie, de la revendication d’être noir et des mots de refus contre toutes les formes de «ravalement de l’homme à la bête». Né à Basse-Pointe le 25 juin 1913, ce fils surdoué d'un inspecteur des impôts est encouragé aux études par les professeurs du lycée Schoelcher de Fort-de-France. A Louis-le-Grand, à Paris, il rencontre Léopold Sedar Senghor, le futur président sénégalais. Il rejoint Normale sup et lance, en 1932, la revue "L'Etudiant noir" où, pour la première fois, des écrivains noirs réfutent les modèles littéraires traditionnels.

En 1939, il fait une entrée fracassante en poésie avec "Cahier d'un retour au pays natal", employant, encore une première, le terme de "négritude". C'est, dit-il, "la conscience d'être noir, simple reconnaissance d'un fait qui implique acceptation, prise en charge de son destin de noir, de son histoire et de sa culture".

Césaire a écrit des pièces comme "La Tragédie du roi Christophe" (1963, sur la décolonisation) ou "Une saison au Congo" (1966, sur Patrice Lumumba), et en poésie, a signé "Les Armes miraculeuses", "Cadastre", "Soleil cou coupé", "Corps perdu" ou "Moi laminaire". Maire de Fort-de-France de 1945 (il n'avait que 32 ans) à 2001, député de 1945 à 1993, président du Conseil régional de Martinique, il avait quitté la présidence du Parti progressiste martiniquais (Ppm) en 2005.

Sources France 24 et Afp