Cinéma: «Un homme, une vision» a conquis le cœur des maliens
Par Didier Koré
- Réalisé à Abidjan

"Un homme une vision", le long métrage documentaire sur la vie du président Gbagbo, réalisé par Hanny Tchelley a conquis le cœur des Maliens, à la suite d’une projection à Bamako.
Salle de cinéma ‘’Babemba’’ au cœur de Bamako, archi comble ! Un monde fou ! Le long métrage documentaire de la réalisatrice Hanny Tchelley, « Un homme une vision » vient de faire sensation au Mali. En tout cas, le 14 septembre 2010, à la projection de ce film, le « Babemba », la plus grande salle de cinéma du Mali, a refusé du monde. Le tout Bamako, pour rien au monde, n’a voulu se laisser conter les 100 minutes qui retracent la vie et le combat de l’actuel président ivoirien, Laurent Gbagbo.
Très attentifs, seconde après seconde et minute après minute, cinéphiles bamakois, hommes politiques, ambassadeurs, présidents d’institutions, membres de la société civile, des invités de marque comme Cheick Oumar Cissoko, réalisateur et ancien ministre de la culture malien : pour tout dire, ceux qui croient en une Afrique digne, ont pu apprécier à leur juste valeur les belles images, ainsi que les riches témoignages qui rythment les séquences du film. Notamment, à travers une trame qui aligne les tranches de vie de Gbagbo Laurent : son enfance dans son village natal à Mama et à Agboville ; sa vie d’opposant forcé à l’exil, son combat politique jusqu’au fauteuil présidentiel ; en fin de compte, sa gestion de la grave crise qui a frappé de plein fouet la Côte d’Ivoire en septembre 2002.
Pour la réalisatrice Hanny Tchelley et le staff de African Queen Productions qui l’a accompagnée à Bamako, la satisfaction est donc totale ! Une satisfaction à l’aune de la conférence-témoignage donnée au lendemain de la projection, par Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), Président du Rassemblement pour le Mali, ancien Premier ministre (1994-2000), ancien président de l’Assemblée nationale (2002) du Mali. Il a relevé que «la tâche est toute à fait aisée quand il s’agit de parler d’un homme de cœur, d’un homme de bien comme Laurent Gbagbo. Laurent était déjà un modèle d’équilibre. Très tôt, il a compris que le combat n’était pas de défendre les valeurs venues d’ailleurs », fait-il savoir, avant de le comparer à « Soundiata Keita, l’empereur du Mali ». Puis d’ajouter que «c’est un génie politique».
Hanny Tchelley a ,par ailleurs, mis à profit son séjour à Bamako pour visiter certaines structures socioculturelles, et rendre aussi visite à bien de personnalités. Ainsi, le 14 septembre avant la projection, c’est le Centre national du cinéma malien (CNCM, équivalent de l’Office national ivoirien du cinéma, créé par décret présidentiel), dirigé par Moussa Ouane, qui l’a accueillie dans ses locaux. Là, elle a pu se rendre compte de la force et de l’importance d’une telle structure, avec sa salle de projection, ses archives très fournie.Elle a aussi visité la mythique salle de cinéma ‘’Babemba’’ aux normes des standards internationaux.
Ibrahim Boubacar Kéïta, mais aussi Aminata Dramane Traoré, qui a été chercheur à l’Université d’Abidjan et ancien ministre de la culture du Mali, ont eu la visite de la réalisatrice ivoirienne. Fortement sollicitée par la presse locale, elle a participé à des émissions télé et radio (dont le journal télévisé d’Africâble). Elle a aussi donné des interviews dans des journaux de la presse écrite. Cette projection à Bamako marque le top départ d’une grande tournée internationale du film dans le monde entier : Afrique, Europe, monde arabe… Après Bamako, c’est Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso qui accueillera le film




