Cinéma: La RD Congo revisitée à travers le grand et le petit écran.
Par Abissiri Fofana
- Réalisé à Metz

Pour la commémoration des cinquantenaires des indépendances africaines, la République démocratique du Congo s’interroge sur son passé, son présent et sur son futur à travers une série de projections cinématographiques allant du documentaire au court métrage.
«Un vieux roi congolais, Mani Congo, part en Belgique pour retrouver sa fille qu’il y a envoyée pour faire des études. Sa recherche l’amène dans un autre monde où il est difficile de trouver son chemin. Une comédie sur le conflit éternel entre la modernité et la tradition mais aussi sur la recherche de sa propre identité.» C’est l’un des films au programme de la commémoration du cinquantenaire du Congo. De fait pour les 50 ans de l’indépendance congolaise, le Collège des Bourgmestre et Echevins, à l’initiative de Bertin Mampaka, Echevin de la Solidarité Internationale de Bruxelles propose une série d’activités informatives et festives pour commémorer cette indépendance, son histoire, mais surtout s’interroger sur les perspectives qu’elle offre. Parmi ces activités, un cycle de projections cinéma. En réalité, le cycle de projections a débuté en avril dernier et court jusqu’en novembre prochain.
Seront aussi au programme des documentaires et courts-métrages centrés sur la réalité kinoise; quels imaginaires véhicule-t-ils, quelle réalité quotidienne peut-on y découvrir, quel regard portent ses artistes cinéastes sur leur capitale? Les cinéastes à l’honneur seront présents pour introduire leur film et permettre un réel échange avec le public. Une partie des projections raconte l’histoire de cet immense pays : sur les traces de Lumumba, l’histoire de Mobutu en passant par la convivialité des séries télés en vogue qui présentent la vision de cinéastes contemporains. KINGELEZ : KINSHASA, UNE VILLE REPENSEE (30 min) Belgique/2004 est un film qui dresse le portrait de l’artiste contemporain Bodys Isek Kingelez qui vit et travaille à Kinshasa.Il critique l’état de “Kinshasa la belle” dont la plupart des bâtiments sont détruits et nous présente son projet pour une nouvelle Kinshasa.
Une autre vision du Congo celle là de MUANA MBOKA - (14 min) RDC-Belgique/1999. Muana Mboka, un gamin des rues de Kinshasa, qui sauve le ministre des travaux publics. Ce film dénonce l’exploitation des enfants de la rue. Quant au film de Raoul Peck: LUMUMBA , une coproduction Suisse-Haïti-France-Bel/2000; se veut une approche moderne d’un héros historique contemporain, où le romanesque, le politique, la grande histoire comme la petite, l’intime, le quotidien, s’entrelacent et correspondent pour éclairer à la fois un destin individuel exceptionnel et une période importante de notre temps.
Mais peut-on écrire ou parler du Congo sans parler de Mobutu, celui qui «régna» pendant trente huit ans sur le pays qu’il baptisa: Zaïre? C’est à Thierry Michel qu’il échoit de présenter son film sur cette période du Congo. Cette production parue deux ans après la mort du Léopard du Zaïre: MOBUTU ROI DU ZAÏRE décrit les faits et gestes du dictateur qui fut reçu par toutes les personnalités du Nord de la planète, tant du monde occidental que du monde communiste ; son amitié avec le roi Baudouin Ier, rompue, sa fascination pour Léopold II mais aussi sa politique fondée sur la corruption et la cruauté.
Pour les séries télévisées, CARAPACE de Roch Bokabela Bodo , raconte la verdure des plaines où sont bâties les magnifiques villas de Kinshasa se truffent d’incroyables ébats sociaux dignes de vraies aventures hollywoodiennes mais à la pure sauce kinoise avec un message fort contre la drépanocytose.




