Plateforme littéraire du Goethe Institut: Les panelistes abreuvent les invités de belles lettres
Par Cheickna d. Salif
- Réalisé à Abidjan

L’initiative du Goethe Institut de cultiver chez les ivoiriens le goût de la lecture est en passe de faire de cette plateforme littéraire, la première de l’Afrique de l’ouest. Après Bouaké où Mme Stefanie Kastner et les étudiants du club d’Allemand du département d’Allemand de l’université d’Abidjan se sont retrouvés à l’université de ladite ville, Plume libre vient de reprendre du service à Abidjan, ce samedi 25 septembre au Goethe Institut d’Abidjan. Où les panélistes ont abreuvé les invités de belles lettres.
Pendant environ 3 heures de temps, les panélistes comme à leur habitude ont servi des textes, issus de plusieurs genres littéraires, d’une rare beauté aux invités. Pour scotcher les invités sur leur siège, le panéliste Ouattara propose « Voyage en bus dans un PPTR ». Dans ce texte plein d’humour retenez qu’il faut entendre par PPTR, pays pauvres très en retard dont fait partie la quasi-totalité des pays africains. A sa suite, un autre panéliste va envelopper les invités dans « le silence de la nuit ». « Oublie d’harmonie », un texte poétique d’Aka Joël nous en ressortira à travers des propos forts comme « Oublions ce passé, pardonnons tout, vivons la concorde nationale » en rappel au tristes événements qu’a connu la Côte d’Ivoire, le 19 septembre 2002.
Pour l’occasion, il faut noter que le Goethe Institut d’Abidjan a réalisé 3 films à Abidjan et à Bouaké en vue de jeter un pont entre le sud et le nord de la Côte d’Ivoire. Comme en témoigne « Chanson de la solidarité » réalisée à Abidjan et à Bouaké par les étudiants du club d’Allemand du département de l’université. Dans l’ambiance les panélistes ont rendu un vibrant hommage à deux des leurs, Dieket et Bolou respectivement président et vice président du club d’Allemand. Si le premier part en Allemagne pour deux ans de formation, le second quand à lui sera à Daloa pour nécessité d’emploi. Pour dire au revoir à Bolou, le président Dieket a concocté un chant au rythme reggae intitulé « il faut savoir partir ». Tandis que pour ces adieux, Dieket a retracé les « grandes dates de sa vie 2008-2010 », le temps de son mandat à la tête du club d’Allemand. Pour le retour aux belles lettres, So David propose aux invités « Emancipation ». Dans ce texte, il note que l’émancipation de la femme est « une bouée de sauvetage pour l’homme ». Très acerbe envers la femme ivoirienne, il souligne : « La facilité est l’apanage des femmes ivoiriennes ». Avant de leur conseiller de suivre l’exemple de Mme Sefanie Kastner qu’il considère comme un bourreau du travail. « Ne voyez-vous pas Mme Kastner travailler comme un garçon ? », leur a-t-il indiqué. Ensuite suivra le texte intitulé « ça m’énerve ». Dans ce texte, l’auteur affirme : « ça m’énerve de voir le campus transformé en maquis ». Pour terminer, le dialogue des instruments autour du « mariage forcé » a permis au public d’apprécier le génie des membres du club d’Allemand du département d’Allemand de l’université d’Abidjan.




