Coup de projecteur sur le festival RIAPL à Brazzaville.
Par Morley Russel
- Réalisé à Brazzaville
« Lorsqu’un homme sort de la case de votre mère avec un pagne noué autour des reins, ne dites plus rien. Appelez-le simplement papa. Le festival RIAPL est une réalité. C’est le peu de chacun mis en commun qui devient justement le beaucoup de tous. » C’est par ces mots de Abdon Fortuné Koumbha, le Directeur Artistique du RIAPL que les lampions de la 6ème Edition du RIAPL (Rencontres Itinérantes des Arts de la Parole et du Langage) se sont éteints le jeudi 10 juin 2010 au Cercle culturel Sony Labou Tansi à Brazzaville en présence d’un grand public.
Le festival international RIAPL qui s’est déroulé du 01 au 10 juin 2010 a eu pour cadre trois sites culturels à savoir, Espace Tiné, Centre culturel français et le Cercle culturel Sony Labou Tansi. Les RIAPL étaient articulées autour des activités suivantes : Spectacles, Animations, Ateliers des chants et des contes et deux excursions ont constitué les temps forts du RIAPL.
Le festival RIAPL est un événement inscrit en bonne position dans le calendrier artistique et culturel tant du pays, du continent qu’à travers le monde. Il bénéficie à cet effet d’une large audience malgré sa jeunesse ce qui conforte à merveille la pensée suivante : « La valeur ne se justifie pas sur le nombre des années. » En six années d’existence, le pari est quasiment gagné. « L’un des principaux objectifs de cette édition est de consolider, perpétuer et de développer des partenariats avec le festival du conte de Baden en France, le festival contes en îles des îles de la Madeleine du Québec ainsi que le festival Rencontre des conteurs et griots de Kinshasa en République Démocratique du Congo. » a indiqué Abdon Koumbha. Le festival RIAPL offre aux festivaliers des regards croisés des cultures et traditions orales de quatre coins de la planète à travers la parole et le langage, seuls capables de résister à l’usure du temps. Les RIAPL, c’est le creuset des horizons artistiques et géographiques diverses. Elles suscitent de grands moments de rencontre, d’échange, de partage, de convivialité et de liberté. « Il n’y a pas plus libre que la parole, car il suffit juste d’une bouche et de deux oreilles pour la faire exister. » Nous dit-on.
Outre Abdon Koumbha, Ulrich Ntoyo, Gisèle Tchicaya, Mamyca Mabanza et Dorient Kaly du Congo Brazzaville, le festival RIAPL a connu la participation des conteurs, Mathias Ndémbet du Gabon, Taliké Gelle de Madagascar ; Martin Makitakow, Bojolé Kuntshiala et Doudou Nzio de la République Démocratique du Congo, Adama Akili du Niger, Anne-Lise Vouaux-Massel et Michel Corrignan de France, Mimie Barthélémy de HaÏti, Massamba Gueye du Sénégal, Arleen Thibault du Québec, France Ngo Mbock du Cameroun et Hassan Kouyaté du Mali dans sa qualité de Parain du festival RIAPL. Le festival RIAPL a fait valoir la parole et le langage dans différents établissements scolaires et orphelinats de Brazzaville. En date de samedi 05 juin de 14 heures à l’aube, les festivaliers on effectué une excursion contée au village Ntoula, environ vingt cinq kilomètres de Brazzaville dans la partie sud. A l’île Ntoula, dans les dunes de sable, les artistes-musiciens, Kavla, Keben, Armel biya lunkoyi et la compagnie musée d’art avec Akramo ont servi de la musique jusqu’ à plus soif autour d’un grand bûcher. La brise mélodieuse de cet endroit a ajouté du charme à cette veillée contée. Les jeunes de ce village ont exprimé au mieux leur talent de danseur au cours d’un concours de danse organisé par les festivaliers. Encore et toujours de la joie. La seconde excursion a connu pour site la rivière Kintélé. Les artistes et les spectateurs dans l’eau autour du conte. Le spectacle de contes s’est déroulé telle une spirale entrecoupée des chants et des danses. Aussi, pour apprendre et maîtriser les subtilités des chants et des danses, des ateliers étaient au rendez-vous. Le jeudi 10 juin comme à l’ouverture, c’est le Cercle culurel Sony Labou Tansi qui a accueilli la clôture du festival RIAPL devant un public en liesse et des personnalités politiques et culturelles entre autres, le Directeur de cabinet du Ministre de la Culture et des Arts qui a clos le festival. L’animation, constituée de danses et percussions, était assurée par le groupe New Felling, Kavla, Jupsy et Amour Sauveur non pas en tant que cinéaste, mais en qualité de chanteur cette fois-là. « Parler, c’est bon mais savoir se taire n’est pas mauvais non plus. »
Au prochain festival RIAPL !





